Trois ans après le déclenchement de la guerre de l'Épée de Fer, Israël affiche une puissance militaire et économique renforcée, tout en faisant face à des critiques internationales renouvelées, notamment lors du discours du roi Abdallah II de Jordanie à l'ONU. Plusieurs analyses publiées ces derniers jours dressent le bilan de cette période et interrogent l'avenir stratégique du pays.
Les combattants houthis cherchent à s'emparer de sommets stratégiques du Yémen pour couper le littoral de la mer Rouge du reste du pays tenu par les forces soutenues par Ryad. Le président américain Donald Trump aurait annulé au dernier moment des frappes déjà préparées contre le groupe, malgré les appels répétés du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. L'Arabie saoudite se tourne désormais vers une médiation omanaise, sous la pression conjointe du G7.
L'escalade entre l'Arabie saoudite et les Houthis inquiète Washington, qui redoute une reprise des tirs contre Israël. Selon des responsables israéliens cités par le Jerusalem Post, Riyad, confronté à l'insuffisance de ses alliances actuelles, pourrait se tourner vers les capacités israéliennes de défense aérienne et de renseignement.
L'Arabie saoudite a demandé la médiation de la Chine et d'Oman pour obtenir un cessez-le-feu avec les Houthis, après l'avancée fulgurante des rebelles yéménites sur la mer Rouge. Riyad redoute un scénario comparable à celui du 7 octobre 2023 sur son propre sol, tandis qu'Israël observe la situation sans intervenir directement.
L'Arabie saoudite, visée par des attaques houthies de plus en plus audacieuses, chercherait un appui israélien en matière de renseignement via le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient. Cette piste, révélée par la chroniqueuse Fiamma Nirenstein sur JNS et reprise le 18 septembre par le site Kountrass, n'a reçu aucune confirmation officielle de Ryad ni de Jérusalem. Elle intervient alors que le pacte de défense signé en août avec la Turquie et le Pakistan peine à produire des engagements concrets.
L'avancée des rebelles Houthis sur les côtes yéménites de la mer Rouge et leurs frappes répétées en Arabie saoudite poussent Ryad à multiplier les appels à l'aide. Selon plusieurs sources concordantes, une coordination militaire indirecte avec Israël se met en place via le commandement central américain (CENTCOM), sans reconnaissance publique du royaume.
Le mouvement houthi, soutenu par l'Iran, a revendiqué lundi une attaque massive de missiles balistiques et de drones contre la base aérienne saoudienne de Khamis Mushait. Le lendemain, des sirènes d'alerte ont retenti jusqu'à La Mecque, tandis que les rebelles poursuivent leur avancée territoriale le long de la mer Rouge.
L'Arabie saoudite cherche à renforcer sa défense face à l'escalade des rebelles houthistes au Yémen, qui menacent le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Selon Reuters et Israel Hayom, Riyad aurait sollicité, via le commandement américain CENTCOM, un partage de renseignement avec Israël. Un chercheur du Moshe Dayan Center juge toutefois ce rapprochement peu probable à court terme.
Trois ans après les premières attaques houthies contre les navires liés à Israël, le port d'Eilat reste largement coupé des routes commerciales internationales, selon une analyse du Jerusalem Post. Les compagnies maritimes n'ont toujours pas repris leurs escales directes malgré les frappes répétées de Tsahal au Yémen. La nouvelle offensive houthie sur le détroit de Bab el-Mandeb, qui menace désormais aussi l'Arabie saoudite, ouvre pour Israël une fenêtre diplomatique inédite.
Les forces houthies ont saisi les îles Hanish, complétant leur emprise sur le détroit de Bab al-Mandeb après la prise du port de Moka et de l'île de Mayoun. Cette avancée coïncide avec la mise à l'arrêt, pour plusieurs semaines, de l'oléoduc saoudien East-West après une frappe de drones, faisant grimper les cours du pétrole. Riyad, confronté à une double pression sur Ormuz et Bab al-Mandeb, discute avec Israël d'une coopération de renseignement sous médiation américaine.
Les rebelles houthis se sont emparés de l'île stratégique de Mayun, verrou du détroit de Bab el-Mandeb reliant la mer Rouge à l'océan Indien. L'Arabie saoudite, dont les tankers empruntent cette route depuis la fermeture partielle du détroit d'Ormuz, se retrouve prise en étau entre deux menaces iraniennes. Riyad a sollicité une aide indirecte d'Israël, qui affronte seul les Houthis depuis près de trois ans.
Les rebelles yéménites pro-iraniens ont saisi l'île de Mayoun, verrouillant l'accès au détroit de Bab al-Mandeb, passage clé entre mer Rouge et océan Indien. Cette avancée militaire, qui suit la prise du port de Moka, inquiète les capitales occidentales et les pays du Golfe. Israël, dont plusieurs navires transitent par cette route, suit la situation de près.
Le président américain Donald Trump a rejeté une double demande du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui souhaitait une intervention militaire directe des États-Unis contre les rebelles houthis au Yémen. Washington confirme son soutien logistique à Riyad mais exclut, pour l'instant, tout engagement militaire direct.
Selon le quotidien libanais Al Akbar, citant des sources diplomatiques américaines, le Premier ministre Benjamin Netanyahou aurait proposé à Washington qu'Israël rejoigne une campagne régionale contre les Houthis au Yémen. Cette information, non confirmée par Israël, survient alors que le groupe soutenu par l'Iran progresse dans l'ouest du Yémen et menace les routes maritimes du détroit de Bab al-Mandab.
Le mouvement houthiste, soutenu par l'Iran, a pris le contrôle de la ville portuaire de Mocha, au Yémen, à moins de 50 miles du détroit de Bab el-Mandab. Cette avancée, obtenue après le retrait des forces gouvernementales yéménites, renforce l'emprise houthiste sur une voie maritime cruciale pour le commerce mondial et suscite l'inquiétude des acteurs régionaux, dont Israël.