Le Hamas, organisation terroriste, contrôle la bande de Gaza depuis 2007. Après le massacre du 7 octobre 2023, Israël lui a fait la guerre pour libérer les otages et mettre fin à sa capacité de nuire.
Ce dossier réunit nos articles sur les opérations de Tsahal, les cessez-le-feu et leurs violations, les négociations et la question de qui gouvernera Gaza demain.
Le directeur du Shin Bet, David Zini, a averti le cabinet de sécurité que le Hamas prépare des tentatives d'enlèvement de soldats de Tsahal, en particulier à l'approche des élections législatives prévues fin octobre. Cette mise en garde intervient alors que l'armée évoque une « période sensible », marquée aussi par le troisième anniversaire du massacre du 7 octobre.
Les chefs de la sécurité israélienne ont averti dimanche le Cabinet politico-sécuritaire d'un risque d'attaque ou d'enlèvement de soldats par le Hamas à l'approche des élections du 27 octobre. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a repris cet avertissement mardi devant le gouvernement, promettant une riposte « d'une force immense ».
Trois ans après le massacre du 7 octobre 2023, Israël revendique l'élimination de 4 000 des 6 000 terroristes qui avaient franchi la frontière depuis Gaza, et promet de retrouver les 2 000 survivants. Mais sur le terrain, aucun mémorial national n'a encore vu le jour : la loi votée en juillet dernier n'a toujours pas débouché sur une structure opérationnelle, et des conflits persistent entre le ministère du Patrimoine, le Fonds national juif (KKL-JNF) et les kibboutzim sinistrés.
L'armée israélienne a annoncé avoir tué deux terroristes du Hamas lors de frappes distinctes dans la zone de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Les deux hommes, impliqués dans l'infiltration du 7 octobre ou dans la reconstitution des capacités du Hamas, s'inscrivent dans une campagne plus large qui a visé ce week-end plusieurs cadres du Hamas et du Jihad islamique.
Israël a tenu lundi sa cérémonie d'État en mémoire des victimes du 7 octobre 2023 et de tous les soldats tombés depuis, au mont Herzl à Jérusalem. Le président Isaac Herzog et le Premier ministre Benjamin Netanyahou ont pris la parole devant les familles endeuillées, trois ans après le massacre perpétré par le Hamas.
À quelques jours du troisième anniversaire du massacre du 7 octobre, des portraits de victimes de l'attaque du Hamas s'affichent sur les écrans de Times Square, à New York. Le consul général d'Israël, Ofir Akunis, a présidé cet hommage, rappelant le bilan de cette journée : environ 1 200 morts et 251 otages.
L'armée israélienne a annoncé samedi avoir tué deux commandants du Jihad islamique palestinien à Gaza, accusés d'avoir reconstitué des capacités militaires en violation du cessez-le-feu. Parallèlement, plus de 50 terroristes ont été arrêtés en Judée et Samarie pendant la fête de Souccot.
Trois ans jour pour jour après l'attaque du Hamas, le ministère de la Défense a publié son bilan actualisé: 1 318 membres des forces de sécurité israéliennes sont tombés depuis le début de la guerre. Le même jour, l'Institut national d'assurance a fait état de 1 029 civils tués dans des attentats terroristes sur la même période, un décompte distinct qui vient compléter le tableau du coût humain du conflit.
Trois cinéastes israéliens ont mis en ligne cette semaine « NAZA : The Real Story », conçu pour répondre point par point au documentaire NAZA, récompensé par le prix spécial du jury à la Mostra de Venise. Diffusé avec des sous-titres anglais, le projet s'appuie sur des enregistrements déclassifiés de Tsahal pour contester les accusations de fautes militaires systématiques imputées à Israël à Gaza.
L'armée israélienne a mené samedi matin une opération visant Ali al-Amoudi, qui a succédé à Yahya Sinwar à la tête du Hamas dans la bande de Gaza. L'attaque, menée par hélicoptères et chars, a eu lieu à proximité de la Ligne jaune. Le sort exact d'Amoudi n'était pas connu dans l'immédiat.
Trois ans après l'attaque du Hamas, la télévision israélienne consacre une programmation exceptionnelle aux témoignages de survivants, de familles endeuillées et de soldats. Des associations comme Warriors of Israel rappellent aussi le sort des blessés de guerre, pendant qu'à Gaza des partisans du Hamas scandent que « le 7 octobre reviendra ».
Le Sénat des États-Unis a adopté mercredi, à l'unanimité, une résolution bipartisane honorant les citoyens américains tués par le Hamas le 7 octobre 2023. Le texte, porté par les sénateurs Rick Scott et Jacky Rosen, nomme 40 des 46 victimes américaines ainsi que les sept otages libérés vivants.
L'armée israélienne a révélé jeudi que 170 Palestiniens tués à Gaza pendant la guerre, présentés comme journalistes ou membres de médias, appartenaient en réalité au Hamas, au Jihad islamique ou à d'autres organisations terroristes. Dix-sept d'entre eux auraient participé au massacre du 7 octobre 2023 en Israël, selon Tsahal.
Tsahal a publié jeudi une réponse de dix pages aux accusations du documentaire NAZA, après avoir enfin visionné le film lors d'une projection à Bologne. L'armée dénonce des « erreurs factuelles fondamentales » et affirme avoir identifié dix habitants de Gaza présentés comme journalistes mais liés selon elle au Hamas ou au Jihad islamique. The Guardian, producteur du film, maintient intégralement ses accusations.
Le chef de la diplomatie britannique Ed Miliband a qualifié la situation des Palestiniens à Gaza et en Judée-Samarie de « tache sur la conscience du monde », lors du congrès du parti travailliste à Liverpool. Il a défendu l'interdiction britannique d'importer des produits issus des implantations et promis de nouvelles mesures. Cette sortie, la plus dure de son mandat contre le gouvernement Netanyahou, s'inscrit dans un durcissement croissant de plusieurs capitales européennes.
L'armée israélienne et le Shin Bet ont annoncé avoir éliminé Izz al-Din Beik, commandant de la brigade Nord de Gaza du Hamas, dans une frappe nocturne. Un opérateur financier clé de l'organisation terroriste, Shadi Abu Hasira, a également été tué la veille dans une frappe distincte.
L'arrestation début septembre d'un haut responsable de la sécurité interne du Hamas a fourni à Tsahal et au Shin Bet des renseignements décisifs. En moins de trois semaines, trois des cinq chefs de brigade du mouvement terroriste à Gaza ont été éliminés, dont le dernier dans la nuit de lundi à mardi à Gaza City.
Tsahal et le Shin Bet ont relevé leur niveau d'alerte dans le secteur de Gaza après un renseignement évoquant un projet d'enlèvement visant un soldat israélien. Deux divisions surveillent désormais sans relâche la ligne jaune, frontière dépourvue de toute barrière physique depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu. Un responsable sécuritaire redoute que le Hamas cherche à provoquer, selon ses mots, « un nouveau Gilad Shalit » avant les élections en Israël et aux Etats-Unis.
Une vidéo montrant un étudiant palestinien de 22 ans affirmer avoir participé au massacre du 7 octobre a provoqué une onde de choc aux Pays-Bas. L'université de Maastricht, qui avait elle-même facilité son arrivée dans le pays, l'a suspendu à titre provisoire, tandis que des responsables politiques réclament son expulsion.
Des milliers de personnes ont convergé dimanche, premier jour de Souccot, vers la frontière nord de la bande de Gaza, à l'appel du mouvement Nahala. Le convoi, parti du carrefour de Yad Mordekhaï, réclame l'autorisation gouvernementale de bâtir des implantations juives dans l'enclave et le rejet d'une force internationale sur place. Ministres et députés ont participé au rassemblement final, tenu sur un point d'observation dominant la frontière.
Tsahal a diffusé dimanche une vidéo montrant un terroriste utilisant un enfant pour transporter des armes vers une maison civile du centre de la bande de Gaza. Selon l'armée israélienne, la manœuvre visait à empêcher toute frappe sur le lieu une fois l'enfant repéré. Cet épisode illustre, d'après Tsahal, l'exploitation systématique des enfants par les organisations terroristes.
Le Committee to Protect Journalists a achevé une révision complète de sa base de données sur les journalistes tués à Gaza : 22 noms ont été définitivement retirés, 12 reclassés et 6 réintégrés. La découverte est partie des nécrologies publiées par le Hamas et le Jihad islamique eux-mêmes, qui célébraient certains de ces « journalistes » comme leurs propres combattants tombés au combat.
Un ancien membre de la garde rapprochée du chef du Hamas Ismail Haniyeh a été arrêté à Londres, soupçonné d'avoir préparé un attentat contre des cibles juives et israéliennes en Allemagne. Selon le Sunday Times, l'opération visait le deuxième anniversaire du 7 octobre. L'homme, naturalisé britannique, fait désormais l'objet d'une procédure d'extradition vers l'Allemagne.
L'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant a confirmé dimanche que le renseignement israélien avait bien reçu, avant le 7 octobre 2023, un message d'avertissement attribué au chef du Hamas Yahya Sinwar. Il accuse par ailleurs Benjamin Netanyahou de l'avoir tenu à l'écart de conversations sensibles avec Washington pendant la guerre.