Les amis d'Israël

Ils ne sont pas juifs et ont pris le parti du peuple juif ou d'Israël : Justes parmi les nations, figures historiques, soutiens d'aujourd'hui.

Ceux qui ont choisi de nous défendre

Cette rubrique est le pendant des Juifs célèbres : elle rassemble des femmes et des hommes qui ne sont pas juifs et qui, chacun à sa manière, ont pris le parti du peuple juif ou d'Israël.

On y trouve quatre familles de destins :

  • Les Justes parmi les nations — celles et ceux qui ont sauvé des Juifs pendant la Shoah au péril de leur vie. Le titre est décerné par Yad Vashem après enquête : c'est une reconnaissance officielle, documentée, et la plus haute distinction qu'Israël accorde à un non-Juif.
  • Les figures historiques — ceux qui, bien avant 1948, ont plaidé la cause juive ou soutenu le retour à Sion : hommes d'État, écrivains, diplomates.
  • Les soutiens d'aujourd'hui — artistes, sportifs, journalistes, responsables politiques qui prennent position publiquement, souvent à leurs frais.
  • Les voix religieuses — responsables chrétiens et acteurs du dialogue avec le judaïsme.

Une précision utile : soutenir Israël, défendre les Juifs contre l'antisémitisme et dialoguer avec le judaïsme sont trois engagements distincts, et les personnes réunies ici ne les partagent pas toutes. Nous ne leur prêtons pas d'opinions qu'elles n'ont pas exprimées : chaque portrait s'appuie sur des faits et cite ses sources.

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Miep Gies, la Juste qui a caché la famille Frank et sauvé son journal

Miep Gies, la Juste qui a caché la famille Frank et sauvé son journal

Née le 15 février 1909 à Vienne, Miep Gies a caché pendant deux ans la famille Frank et quatre autres personnes dans l'Annexe secrète d'Amsterdam. Après leur arrestation, elle a conservé le journal d'Anne Frank sans le lire, avant de le remettre à Otto Frank. Reconnue Juste parmi les nations en 1977, elle est morte en 2010 à l'âge de cent ans.

Gino Bartali, champion cycliste italien devenu Juste parmi les nations

Gino Bartali, champion cycliste italien devenu Juste parmi les nations

Né le 18 juillet 1914 près de Florence, Gino Bartali fut l'un des plus grands coureurs cyclistes du XXe siècle, vainqueur de trois Tours d'Italie et deux Tours de France. Sous l'Occupation, il a mis sa notoriété et son vélo au service d'un réseau clandestin qui a permis de sauver plusieurs centaines de Juifs. En septembre 2013, Yad Vashem l'a reconnu Juste parmi les nations.

Chiune Sugihara : le diplomate japonais qui sauva des milliers de Juifs à Kaunas

Chiune Sugihara : le diplomate japonais qui sauva des milliers de Juifs à Kaunas

Vice-consul du Japon à Kaunas, en Lituanie, Chiune Sugihara a délivré en 1940 des milliers de visas de transit à des réfugiés juifs, au mépris des ordres de Tokyo. Cet acte de désobéissance lui coûtera sa carrière, mais lui vaudra d'être reconnu Juste parmi les nations par Yad Vashem. Né le 1er janvier 1900 et mort le 31 juillet 1986, il reste l'un des « amis d'Israël » les plus cités de la Shoah.

Irena Sendler, l'assistante sociale polonaise qui a sauvé 2 500 enfants juifs du ghetto de Varsovie

Irena Sendler, l'assistante sociale polonaise qui a sauvé 2 500 enfants juifs du ghetto de Varsovie

Née le 15 février 1910 à Varsovie, Irena Sendler est une assistante sociale polonaise catholique qui a organisé, pendant l'occupation allemande, un réseau clandestin d'aide aux familles juives. Selon les sources historiques, ce réseau est à l'origine du sauvetage de 2 500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. Elle est reconnue Juste parmi les nations par Yad Vashem en 1965.

Czesław Miłosz : le poète polonais devenu Juste parmi les nations et prix Nobel

Czesław Miłosz : le poète polonais devenu Juste parmi les nations et prix Nobel

Né le 30 juin 1911 à Šeteniai, en Lituanie alors occupée par l'Empire russe, Czesław Miłosz est devenu l'un des plus grands poètes polonais du XXe siècle. Pendant l'occupation allemande de Varsovie, il s'engage en 1942 dans le Żegota, le comité clandestin d'aide aux Juifs, ce qui lui vaudra plus tard le titre de Juste parmi les nations décerné par Yad Vashem. Prix Nobel de littérature en 1980, il incarne aussi le destin des intellectuels d'Europe centrale broyés puis exilés par le totalitarisme.