UrgentÉlections du 27 octobre : Netanyahou mobilise la droite, l'Europe agite la menace de sanctions

Élections du 27 octobre : Netanyahou mobilise la droite, l'Europe agite la menace de sanctions

À huit jours du scrutin du 27 octobre, la campagne électorale israélienne s'intensifie. Benjamin Netanyahou appelle l'électorat de droite à se mobiliser massivement, pendant que des dirigeants juifs européens alertent sur un risque de sanctions de l'Union européenne selon la composition du prochain gouvernement.

3 min de lecture4 vuesPar la rédaction
Élections du 27 octobre : Netanyahou mobilise la droite, l'Europe agite la menace de sanctions
Photo : Illustration générée par IA

À huit jours du scrutin du 27 octobre, la campagne électorale israélienne entre dans sa phase la plus intense. Benjamin Netanyahou multiplie les déplacements pour appeler l'électorat de droite à se mobiliser, tandis que des dirigeants juifs européens mettent en garde contre un risque de sanctions de l'Union européenne selon l'issue du vote.

Netanyahou appelle à un sursaut de la droite

Lors de ses tournées à travers le pays, le Premier ministre a présenté ces élections législatives comme un choix sans ambiguïté entre deux blocs. Selon lui, l'alternative à un gouvernement de droite serait une coalition dirigée par Gadi Eisenkot, en partenariat avec Yaïr Golan, chef du parti Les Démocrates, Avigdor Lieberman, Naftali Bennett et les partis arabes. Netanyahou a résumé l'enjeu du scrutin comme un choix entre « la droite ou la Palestine ».

Le chef du Likoud a insisté sur la fenêtre d'opportunité ouverte par la présidence de Donald Trump, dont il reste deux ans de mandat. À ses yeux, cette période constitue le moment décisif pour « accomplir les missions nationales sur tous les fronts ». Il a exhorté ses partisans à transformer leur soutien sur le terrain en votes effectifs, pour sortir le pays de l'impasse politique actuelle.

Bruxelles sous pression, des sanctions suspendues au résultat

Le président du Congrès juif européen, Ariel Muzicant, a révélé au Jerusalem Post que des dirigeants juifs travaillent discrètement avec des ministres des Affaires étrangères européens pour retarder un plan de sanctions visant Israël, porté notamment par l'Espagne et l'Irlande. Selon lui, plusieurs pays européens souhaitent suspendre le statut commercial préférentiel d'Israël avec l'Union et son accès aux programmes de financement de la recherche tels qu'Horizon 2020, un manque à gagner qui toucherait directement les universités et les centres de recherche israéliens.

Muzicant a précisé que le ministre autrichien des Affaires étrangères avait demandé à ses homologues européens de patienter « quelques semaines, jusqu'au 27 octobre ». Mais ce répit reste conditionnel : des responsables européens ont averti que si Itamar Ben-Gvir, Bezalel Smotrich et leurs alliés intègrent le prochain gouvernement, et si les violences commises par des résidents extrémistes de Judée et Samarie se poursuivent, « il y aura des sanctions radicales ». Muzicant a cité plusieurs incidents récents ayant marqué l'opinion européenne, dont l'agression de la photojournaliste du Washington Post Heidi Levine, battue par des hommes masqués, et celle du maire français d'Aulnoye-Aymeries, Bernard Baudoux, pris à partie dans la ville de Taybeh pendant la récolte des olives.

Des répercussions redoutées pour les communautés juives d'Europe

Muzicant estime que les tensions autour d'Israël rejaillissent directement sur les communautés juives en Europe. Il a relevé que des manifestations propalestiniennes dans des villes de France, d'Italie, du Portugal et de Belgique ont parfois dégénéré en attaques visant des commerces juifs ou des synagogues, citant des incidents à Marseille et à Paris. Les appels au boycott de produits israéliens se multiplient également en Espagne et en Belgique, un phénomène que Muzicant compare au slogan « n'achetez pas chez les Juifs » utilisé autrefois par les nazis.

Il a appelé les électeurs israéliens à prendre conscience que leur choix, le 27 octobre, aura des conséquences directes sur la vie des communautés juives européennes, dans un climat qu'il juge « extrêmement hostile à Israël ». Le résultat des urnes déterminera la composition du prochain gouvernement, et avec elle, la décision de l'Union européenne de geler ou d'activer son plan de sanctions.

Questions fréquentes

Quand ont lieu les élections législatives en Israël ?
Le scrutin est prévu le 27 octobre, dans un climat de mobilisation intense pour les deux principaux blocs politiques.
Pourquoi l'Union européenne menace-t-elle Israël de sanctions ?
Selon Ariel Muzicant, des pays européens conditionnent la suspension de leur plan de sanctions à la composition du prochain gouvernement et à l'arrêt des violences en Judée et Samarie.
Quels blocs s'affrontent lors de ce scrutin ?
Benjamin Netanyahou présente le vote comme un choix entre un gouvernement de droite et une coalition menée par Gadi Eisenkot, Yaïr Golan, Avigdor Lieberman, Naftali Bennett et les partis arabes.

Dossiers Judée et Samarie · Élections israéliennes 2026

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