Le 7 octobre 2023, des terroristes du Hamas ont franchi la frontière de Gaza et massacré environ 1 200 personnes en Israël, dans les localités du sud et au festival Nova. Ils ont enlevé 251 otages.
Ce dossier suit tout ce qui en découle : le sort des otages et leurs libérations, les enquêtes sur les défaillances de ce jour-là, les témoignages et la mémoire des victimes.
Trois ans après le massacre perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, Israël a commémoré ses morts, ses blessés et ses otages. Des familles de victimes, comme celle du colonel Asaf Hamami, réclament une commission d’enquête indépendante sur les défaillances qui ont précédé l’attaque. Aux États-Unis, l’ancien conseiller de Joe Biden Brett McGurk confirme dans un livre que Washington n’avait reçu aucun avertissement.
Un sondage de l'Israel Democracy Institute montre que les attentats du 7 octobre 2023 occupent une place centrale dans les intentions de vote des Israéliens pour les élections à la Knesset de 2026. L'écart est net entre juifs et arabes israéliens.
Trois ans après le massacre du 7 octobre 2023, Israël revendique l'élimination de 4 000 des 6 000 terroristes qui avaient franchi la frontière depuis Gaza, et promet de retrouver les 2 000 survivants. Mais sur le terrain, aucun mémorial national n'a encore vu le jour : la loi votée en juillet dernier n'a toujours pas débouché sur une structure opérationnelle, et des conflits persistent entre le ministère du Patrimoine, le Fonds national juif (KKL-JNF) et les kibboutzim sinistrés.
Trois ans après le massacre du 7 octobre 2023, la place des Otages à Tel-Aviv a retrouvé son calme, mais le traumatisme reste vif chez de nombreux Israéliens. Entre conservation méthodique des objets retrouvés dans les kibboutzim dévastés et élan de solidarité financière inédit, le pays cherche à transformer le choc en mémoire durable.
Le chef d'état-major Eyal Zamir a dévoilé dimanche à la base de Glilot les conclusions des enquêtes internes sur les manquements ayant précédé le massacre du 7 octobre 2023. Il a reconnu un échec initial majeur et dévoilé une nouvelle doctrine fondée sur l'agrandissement des effectifs et la vigilance face aux attaques surprises.
Trois ans après le massacre du 7 octobre, Israël a observé lundi sa journée nationale de commémoration. Au mont Herzl, à Jérusalem, deux cérémonies officielles ont réuni la présidence de l'État, le gouvernement et les chefs de la sécurité pour honorer les victimes et les soldats tombés depuis l'attaque.
L'armée israélienne a annoncé avoir tué deux terroristes du Hamas lors de frappes distinctes dans la zone de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza. Les deux hommes, impliqués dans l'infiltration du 7 octobre ou dans la reconstitution des capacités du Hamas, s'inscrivent dans une campagne plus large qui a visé ce week-end plusieurs cadres du Hamas et du Jihad islamique.
Israël a tenu lundi sa cérémonie d'État en mémoire des victimes du 7 octobre 2023 et de tous les soldats tombés depuis, au mont Herzl à Jérusalem. Le président Isaac Herzog et le Premier ministre Benjamin Netanyahou ont pris la parole devant les familles endeuillées, trois ans après le massacre perpétré par le Hamas.
Trois ans après les massacres perpétrés par le Hamas, Israël a observé lundi sa journée nationale de deuil en mémoire des victimes du 7 octobre 2023. Des cérémonies d'État se sont tenues au mont Herzl à Jérusalem, tandis que les familles endeuillées continuent de porter les séquelles de l'attaque et de la guerre qui a suivi. À Paris, le Crif a ouvert un pavillon mémoriel pour perpétuer le souvenir des victimes.
Le chef d'état-major Eyal Zamir a présenté dimanche les conclusions des enquêtes internes sur les défaillances du 7 octobre devant les officiers supérieurs de Tsahal, réunis à la base de Glilot. L'armée annonce une refonte de sa doctrine de préparation, du renseignement et de la défense des localités frontalières.
Israël a marqué lundi 5 octobre sa journée nationale de mémoire pour les victimes du 7 octobre et les soldats tombés depuis, avec deux cérémonies d'État au mont Herzl et des dizaines d'événements à travers le pays. Cette journée officielle s'ajoute aux hommages déjà rendus par les familles endeuillées et à la polémique persistante autour du site du festival Nova, tandis que de nouvelles révélations relancent la question d'un avertissement égyptien ignoré avant l'attaque.
À quelques jours du troisième anniversaire du massacre du 7 octobre, des portraits de victimes de l'attaque du Hamas s'affichent sur les écrans de Times Square, à New York. Le consul général d'Israël, Ofir Akunis, a présidé cet hommage, rappelant le bilan de cette journée : environ 1 200 morts et 251 otages.
Trois ans jour pour jour après l'attaque du Hamas, le ministère de la Défense a publié son bilan actualisé: 1 318 membres des forces de sécurité israéliennes sont tombés depuis le début de la guerre. Le même jour, l'Institut national d'assurance a fait état de 1 029 civils tués dans des attentats terroristes sur la même période, un décompte distinct qui vient compléter le tableau du coût humain du conflit.
Trois ans après l'attaque du Hamas, la télévision israélienne consacre une programmation exceptionnelle aux témoignages de survivants, de familles endeuillées et de soldats. Des associations comme Warriors of Israel rappellent aussi le sort des blessés de guerre, pendant qu'à Gaza des partisans du Hamas scandent que « le 7 octobre reviendra ».
Le Sénat des États-Unis a adopté mercredi, à l'unanimité, une résolution bipartisane honorant les citoyens américains tués par le Hamas le 7 octobre 2023. Le texte, porté par les sénateurs Rick Scott et Jacky Rosen, nomme 40 des 46 victimes américaines ainsi que les sept otages libérés vivants.
L'armée israélienne a révélé jeudi que 170 Palestiniens tués à Gaza pendant la guerre, présentés comme journalistes ou membres de médias, appartenaient en réalité au Hamas, au Jihad islamique ou à d'autres organisations terroristes. Dix-sept d'entre eux auraient participé au massacre du 7 octobre 2023 en Israël, selon Tsahal.
Benjamin Netanyahou a déposé mardi plusieurs plaintes en diffamation devant le tribunal de district de Jérusalem contre Haaretz, Yedioth Aharonot, Ynet et Channel 12, ainsi que contre six journalistes. Il réclame au moins 2,6 millions de shekels après la publication de récits affirmant qu'il aurait reçu, avant l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, des avertissements des Émirats arabes unis et d'Égypte qu'il n'aurait pas transmis aux responsables sécuritaires. Le Premier ministre dément formellement ces versions, à moins d'un mois des élections législatives du 27 octobre.
Une vidéo montrant un étudiant palestinien de 22 ans affirmer avoir participé au massacre du 7 octobre a provoqué une onde de choc aux Pays-Bas. L'université de Maastricht, qui avait elle-même facilité son arrivée dans le pays, l'a suspendu à titre provisoire, tandis que des responsables politiques réclament son expulsion.
Israël et les Émirats arabes unis ont confirmé, pour la première fois depuis les accords d'Abraham, une visite de Benjamin Netanyahou à Abou Dhabi. La rencontre avec le président Mohammed bin Zayed s'est révélée être un sommet élargi à plusieurs pays du Golfe consacré à l'Iran et aux Houthis, tandis que la controverse sur un avertissement ignoré avant le 7-Octobre reste entière.
L'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant a confirmé dimanche que le renseignement israélien avait bien reçu, avant le 7 octobre 2023, un message d'avertissement attribué au chef du Hamas Yahya Sinwar. Il accuse par ailleurs Benjamin Netanyahou de l'avoir tenu à l'écart de conversations sensibles avec Washington pendant la guerre.
Un responsable militaire israélien a confirmé la mort de Saher Saqr, terroriste impliqué dans l'enlèvement de Noa Argamani le 7 octobre 2023, tué lors de frappes menées ce week-end à Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza. Il avait été filmé transportant la jeune femme sur une moto pendant le massacre.
Le documentaire israélien « NAZA », produit par The Guardian et primé à Venise, a connu sa première nord-américaine samedi au festival du film de New York. Les séances à guichets fermés se sont tenues sous haute tension, entre manifestants brandissant des images du 7 octobre et un petit groupe de soutien aux réalisateurs. En Israël, le film vaut à ses auteurs des menaces de déchéance de nationalité.
Des médias palestiniens affirment que Saher Saqr, l'homme qui conduisait la moto ayant emmené Noa Argamani à Gaza le 7 octobre 2023, a été tué samedi dans une frappe à Nuseirat. Tsahal n'a pas encore confirmé officiellement cette élimination, qui s'ajoute à une série de frappes visant cette semaine des commandants du Hamas et le réseau financier de l'organisation.
Le chef du renseignement égyptien Abbas Kamel aurait averti Benjamin Netanyahou à trois reprises avant l'attaque du 7 octobre 2023, dont un appel téléphonique direct resté jusqu'ici secret, selon une enquête du Wall Street Journal relayée par Israel Hayom. Le bureau du premier ministre, qui avait déjà démenti tout contact avec Kamel, n'a pas répondu sur cet appel. La révélation intervient à un mois des élections législatives du 27 octobre, où la conduite de Netanyahou avant le 7 octobre est devenue un enjeu central de campagne.