Amir Ohana rejette à Rome les accusations de génocide contre Israël
Le président de la Knesset, Amir Ohana, a rejeté jeudi à Rome les accusations de génocide visées contre Israël, lors d'une réunion du Conseil de l'Europe réunissant des dizaines de présidents de parlements. Devant plusieurs centaines de délégués, il a qualifié ces accusations de mensonge et appelé les démocraties européennes à se ranger du côté d'Israël.

Le président de la Knesset, Amir Ohana, s'est exprimé jeudi à Rome devant la Conférence européenne des présidents de parlement, organisée sous l'égide de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. La rencontre, tenue au Palazzo Montecitorio, siège de la Chambre des députés italienne, rassemblait environ 70 chefs ou vice-chefs de parlements et quelque 500 délégués, autour de trois thèmes : les menaces pesant sur la démocratie, l'intelligence artificielle et l'ordre international fondé sur des règles.
Une accusation qualifiée de mensonge
Devant cette assemblée, Amir Ohana a affirmé qu'Israël « ne commet pas de génocide » et a demandé que cessent ces propos qu'il a qualifiés de mensonge odieux. Il a estimé que le monde traverse une crise de courage politique, pointant des dirigeants qui, selon lui, connaissent la vérité mais préfèrent relayer de fausses accusations pour ménager leur électorat et apaiser des tensions internes. Il a ajouté que la guerre menée par Israël dépasse, à ses yeux, le cadre régional pour constituer un affrontement entre les démocraties et des forces qu'il a qualifiées d'extrémistes, appelant les parlementaires présents à se tenir, cette fois, du bon côté de l'histoire.
Le souvenir du 7 octobre au cœur du discours
Trois ans après le massacre perpétré par le Hamas, Amir Ohana a rappelé que cette journée reste, selon lui, la plus meurtrière pour les Juifs depuis la Shoah. Il a insisté sur le fait que les civils, y compris des nourrissons, n'ont pas été pris entre deux feux mais visés délibérément par les terroristes, évoquant des meurtres, des viols et des corps mutilés. Pour illustrer son propos sur la notion même de génocide, il a brandi devant l'assemblée un exemplaire de l'ouvrage And Every Single One Was Someone, signé Phil Chernofsky : 1 250 pages où le mot « Juif » est imprimé six millions de fois, en mémoire des victimes de la Shoah. Il a expliqué garder ce livre en permanence sur son bureau à la Knesset, pour que la formule « plus jamais ça » ne devienne pas un slogan vide de sens, et pour rappeler la responsabilité qu'Israël porte depuis le 7 octobre face à ceux qui appellent encore à la destruction du peuple juif.
Un agenda chargé de rencontres bilatérales
La présidente de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, l'Autrichienne Petra Bayr, a remercié Amir Ohana en hébreu à l'issue de son intervention, geste salué par des applaudissements dans la salle. Selon le bureau du porte-parole de la Knesset, le déplacement romain visait aussi à renforcer les liens interparlementaires : Amir Ohana a tenu une quinzaine d'entretiens bilatéraux en un peu plus d'une journée, avec des délégations allemande, italienne, ukrainienne, hongroise, roumaine, lituanienne, monténégrine, chypriote et croate. Sur les réseaux sociaux, il a affirmé que, sur chaque tribune et dans chaque rencontre, la position d'Israël avait été clairement défendue. Le président de la Chambre italienne, Lorenzo Fontana, avait pour sa part ouvert la conférence en insistant sur les droits humains, l'État de droit et la coopération entre parlements.
Questions fréquentes
- Où Amir Ohana a-t-il prononcé ce discours ?
- À Rome, au Palazzo Montecitorio, lors d'une réunion de la Conférence européenne des présidents de parlement organisée sous l'égide du Conseil de l'Europe.
- Quel livre a-t-il brandi devant l'assemblée ?
- And Every Single One Was Someone, de Phil Chernofsky, un ouvrage de 1 250 pages où le mot « Juif » apparaît six millions de fois en mémoire des victimes de la Shoah.
- Combien de rencontres bilatérales a-t-il tenues à Rome ?
- Selon lui, quatorze entretiens avec des homologues européens en un peu plus d'une journée.
Dossier Le 7 octobre et les otages



