Tsahal élimine le commandant du Hamas qui avait infiltré la base de Re'im le 7 octobre
Tsahal a annoncé vendredi avoir tué Maher Walid Omar al-Husseini, commandant d'une cellule Nukhba du Hamas impliqué dans l'infiltration de la base militaire de Re'im le 7 octobre. L'élimination, menée mercredi dans le sud de la bande de Gaza, s'inscrit dans une série de frappes visant des responsables terroristes accusés d'avoir violé le cessez-le-feu.

Tsahal a confirmé vendredi la mort de Maher Walid Omar al-Husseini, commandant d'une cellule des forces d'élite Nukhba du Hamas, tué mercredi lors d'une frappe dans le sud de la bande de Gaza. Selon l'armée, al-Husseini avait participé à l'infiltration de la base militaire de Kibboutz Re'im lors du massacre du 7 octobre. Depuis les attaques de 2023, il aurait continué à planifier des attentats contre des soldats et des civils israéliens.
Cette élimination fait suite à deux autres frappes menées jeudi dans la bande de Gaza. La première a visé Mohammed Mohammed Abd al-Khalek Hala, commandant au sein des Brigades Ezzedine al-Qassam, bras armé du Hamas, tué dans le nord de l'enclave. Selon Tsahal, Hala dirigeait un centre de production d'armement pour l'organisation terroriste et avait lui aussi infiltré le territoire israélien le 7 octobre. La seconde frappe, menée à Khan Younès, a tué Ahmad Jabrin Tawqif Dalhan, membre des Brigades al-Qods, bras armé du Jihad islamique palestinien, accusé d'avoir cherché à reconstituer les capacités militaires de l'organisation dans la bande de Gaza.
Des cibles accusées d'avoir violé le cessez-le-feu
Selon le porte-parole de Tsahal, les trois hommes avaient récemment tenté d'attaquer des soldats ou des civils israéliens, en violation du cessez-le-feu en vigueur. « Les terroristes ont été éliminés pour écarter la menace qu'ils représentaient », a déclaré l'armée. Les frappes ont été menées avec des munitions de précision et appuyées par une surveillance aérienne destinée à limiter le risque pour les populations civiles, a précisé Tsahal.
Ces opérations s'ajoutent à une frappe conjointe de Tsahal et du Shin Bet, menée mercredi à Khan Younès, qui avait déjà tué deux hommes, Basel Nabil Abd al-Rahman Kashta et Ahmad Raja al-Shaer, soupçonnés d'avoir participé à la contrebande d'armes et de matériel militaire vers la bande de Gaza. Selon le communiqué conjoint, les deux hommes représentaient une menace immédiate pour les soldats israéliens opérant dans la zone de la « ligne jaune » ainsi que pour les civils israéliens.
Une stratégie de décapitation contre les responsables du 7 octobre
L'enchaînement de ces annonces en l'espace de quelques jours confirme la poursuite, par Tsahal, d'une stratégie visant à neutraliser les responsables identifiés comme ayant participé directement au massacre du 7 octobre, qu'ils appartiennent au Hamas ou au Jihad islamique palestinien. L'armée israélienne présente systématiquement ces frappes comme des ripostes à des violations du cessez-le-feu par des cellules cherchant à reconstituer leurs capacités opérationnelles dans la bande de Gaza.
Aucune réaction officielle du Hamas ou du Jihad islamique palestinien n'a été rapportée à ce stade concernant ces éliminations. Tsahal n'a pas indiqué si d'autres commandants recherchés pour leur rôle dans l'attaque du 7 octobre restent actuellement visés par ses opérations.
Questions fréquentes
- Qui était Maher Walid Omar al-Husseini ?
- Un commandant d'une cellule des forces d'élite Nukhba du Hamas, accusé d'avoir infiltré la base militaire de Re'im le 7 octobre et de continuer à planifier des attentats depuis.
- Combien de terroristes ont été éliminés dans cette série de frappes ?
- Au moins cinq, selon Tsahal : al-Husseini, Hala et Dalhan pour leur rôle dans des attaques ou violations du cessez-le-feu, ainsi que Kashta et al-Shaer pour contrebande d'armes.
- Pourquoi Tsahal justifie-t-elle ces frappes ?
- L'armée affirme que les hommes visés avaient récemment tenté d'attaquer des soldats ou des civils israéliens, en violation du cessez-le-feu en vigueur dans la bande de Gaza.
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