Une frappe houthie a visé samedi l'aéroport international King Khalid de Riyad, faisant au moins douze morts et plus de trois cents blessés, selon les autorités saoudiennes. L'attaque, revendiquée dans un contexte de guerre civile au Yémen, a provoqué une vague de condamnations internationales et poussé Washington à envisager une riposte militaire aux côtés de Ryad.
Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont multiplié les tirs de missiles balistiques contre Riyad et l'aéroport d'Abha cette semaine, faisant trois morts et perturbant le trafic aérien saoudien. Un avion de ligne vide a été touché au sol à l'aéroport international King Khalid, selon Reuters.
Les combattants houthis cherchent à s'emparer de sommets stratégiques du Yémen pour couper le littoral de la mer Rouge du reste du pays tenu par les forces soutenues par Ryad. Le président américain Donald Trump aurait annulé au dernier moment des frappes déjà préparées contre le groupe, malgré les appels répétés du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. L'Arabie saoudite se tourne désormais vers une médiation omanaise, sous la pression conjointe du G7.
Donald Trump a ordonné dimanche une frappe contre les Houthis au Yémen, avant de l'annuler trois heures avant son déclenchement. Selon plusieurs médias américains, des avions étaient déjà armés et prêts au décollage. L'épisode révèle une profonde division au sein de l'armée américaine, entre soutien à l'Arabie saoudite et crainte d'ouvrir un nouveau front alors que Washington reste engagé face à l'Iran.
Le président américain Donald Trump a interrompu ses vacances à Camp David samedi après qu'un F-16 a intercepté un avion civil ayant pénétré l'espace aérien restreint de la résidence. Ce retour précipité coïncide avec l'annonce d'une frappe américaine imminente contre les Houthis au Yémen, après un tir de missile balistique visant Riyad.
Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont pris la ville portuaire de Mokha et l'île de Perim, verrouillant un peu plus le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Plus de 100 000 personnes ont été déplacées par les combats, selon l'ONU, tandis que des analystes proches d'Israël appellent à une réponse régionale coordonnée face à l'expansion de Téhéran.
Les forces houthies ont pris en quelques jours le contrôle de la ville portuaire de Mocha, de Hodeida et des îles qui font face au détroit de Bab al-Mandab. Cette avancée, obtenue en moins de 48 heures début septembre, place sous contrôle du mouvement soutenu par l'Iran l'un des passages maritimes les plus stratégiques de la planète.
Le mouvement houthi, soutenu par l'Iran, a revendiqué lundi une attaque massive de missiles balistiques et de drones contre la base aérienne saoudienne de Khamis Mushait. Le lendemain, des sirènes d'alerte ont retenti jusqu'à La Mecque, tandis que les rebelles poursuivent leur avancée territoriale le long de la mer Rouge.
Les rebelles yéménites pro-iraniens ont saisi l'île de Mayoun, verrouillant l'accès au détroit de Bab al-Mandeb, passage clé entre mer Rouge et océan Indien. Cette avancée militaire, qui suit la prise du port de Moka, inquiète les capitales occidentales et les pays du Golfe. Israël, dont plusieurs navires transitent par cette route, suit la situation de près.
Le président américain Donald Trump a rejeté une double demande du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui souhaitait une intervention militaire directe des États-Unis contre les rebelles houthis au Yémen. Washington confirme son soutien logistique à Riyad mais exclut, pour l'instant, tout engagement militaire direct.
Le mouvement houthiste, soutenu par l'Iran, a pris le contrôle de la ville portuaire de Mocha, au Yémen, à moins de 50 miles du détroit de Bab el-Mandab. Cette avancée, obtenue après le retrait des forces gouvernementales yéménites, renforce l'emprise houthiste sur une voie maritime cruciale pour le commerce mondial et suscite l'inquiétude des acteurs régionaux, dont Israël.