Trump se dit optimiste sur un accord avec l'Iran, mais maintient la pression économique

Donald Trump s'est dit optimiste, mardi, sur les chances d'un accord avec l'Iran, lors de son discours devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Le président américain a évoqué une rencontre de trois heures entre ses émissaires et une délégation iranienne, tout en promettant de ne jamais laisser Téhéran obtenir l'arme nucléaire.

3 min de lecturePar la rédaction
Trump se dit optimiste sur un accord avec l'Iran, mais maintient la pression économique
Photo : Gage Skidmore from Surprise, AZ, United States of America · CC BY-SA 2.0 · Wikimedia Commons

Devant les dirigeants réunis à New York, Donald Trump a présenté sa politique iranienne comme un choix binaire. « Vais-je conclure un accord qui permettra à l'Iran de se reconstruire et de devenir un pays bien plus grand qu'il ne l'a jamais été, ou vais-je anéantir la République islamique rapidement, sans jamais lui laisser une nouvelle chance de détruire des peuples et des pays ? », a-t-il demandé, sans renoncer au conflit militaire engagé avec Téhéran depuis février.

Le président américain a confirmé qu'une réunion de trois heures avait eu lieu mardi entre ses émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner et une délégation iranienne. « Cela s'est très bien passé, c'était une très bonne réunion », a-t-il déclaré, évoquant un potentiel de « grandeur ou d'anéantissement » pour l'Iran.

Un accord attendu après les élections de mi-mandat

Trump a estimé qu'un accord serait trouvé « juste après les élections », en référence au scrutin du 3 novembre pour renouveler la Chambre des représentants et une partie du Sénat. Il a assuré n'accorder « aucun crédit » à ce calendrier électoral dans ses décisions concernant l'Iran, tout en qualifiant le régime de « faible et désespéré ».

Cette description contraste avec la réalité du terrain : Téhéran est parvenu à perturber durablement le trafic commercial dans le détroit d'Ormuz, axe crucial pour les approvisionnements énergétiques mondiaux. Interrogé sur le sujet lors d'une émission radiophonique, le secrétaire d'État Marco Rubio a assuré que l'armée américaine avait déminé la zone et protégé les navires, précisant que l'Iran n'était plus parvenu à faire sortir un seul navire depuis plusieurs semaines en raison du blocus américain.

La pression économique et militaire se poursuit

Rubio a décrit des « sanctions écrasantes » imposées au régime iranien, affirmant qu'elles réduisaient sa capacité à financer le terrorisme et un programme nucléaire. Trump a de son côté salué le vote du Conseil de sécurité de l'ONU condamnant les attaques iraniennes contre des navires commerciaux, appelant les nations à rester unies dans le maintien de la pression économique sur Téhéran.

Le président a également dressé un bilan militaire du conflit engagé en février : selon lui, les 159 navires de la marine iranienne reposent désormais au fond de la mer, l'aviation et les radars ont été détruits, et la capacité de tir de missiles réduite. Il a répété qu'il « n'autoriser[a] jamais l'Iran à posséder une arme nucléaire », accusant le régime d'avoir dissimulé une course à la bombe derrière son bouclier de missiles balistiques.

Le lien établi avec le 7-Octobre

Trump a rattaché la confrontation avec l'Iran à l'attaque du Hamas contre le sud d'Israël, rappelant qu'à deux semaines de son troisième anniversaire, des terroristes financés par Téhéran avaient « torturé, mutilé et tué 1 200 civils innocents », dont des dizaines d'Américains. Il a affirmé que le guide suprême iranien avait qualifié ce massacre de « service rendu à l'humanité ».

Le président a par ailleurs évoqué son plan de paix en vingt points pour Gaza, approuvé à l'unanimité par le Conseil de sécurité, ainsi que la création d'un « Board of Peace » rejoint par une trentaine de pays. Israël avait rejeté ce plan cet été, estimant qu'il n'offrait pas de garanties suffisantes sur le désarmement du Hamas. En marge de l'Assemblée générale, Trump a également rencontré le Premier ministre britannique Andy Burnham, avec lequel il a évoqué l'Ukraine et le statut de la base de Diego Garcia, qualifiant l'accord actuel de « terrible ». Aucune date précise n'a été fixée pour la reprise de pourparlers directs avec l'Iran ; Washington attend désormais l'issue des élections américaines du 3 novembre.

Questions fréquentes

Quand un accord entre les États-Unis et l'Iran pourrait-il être signé ?
Selon Donald Trump, un accord pourrait intervenir après les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre, bien qu'aucune date précise n'ait été fixée.
Qui a participé aux discussions avec la délégation iranienne ?
Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont mené une réunion de trois heures avec la délégation iranienne en marge de l'Assemblée générale de l'ONU.
Quel est le lien établi par Trump entre l'Iran et le 7-Octobre ?
Trump a rappelé que les terroristes du Hamas ayant attaqué Israël le 7 octobre 2023 étaient financés par l'Iran, reliant la guerre contre le Hamas au conflit avec Téhéran.

Sources : JTA, The Jerusalem Post, JNS

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