Iran attend toujours la réponse officielle de Washington après le rejet initial de Trump
Téhéran affirme avoir entendu une première réaction de Donald Trump à sa proposition de rouvrir le détroit d'Ormuz, mais attend encore une réponse formelle transmise par les médiateurs. Le président américain avait publiquement rejeté ce plan samedi, tandis que le Wall Street Journal évoque une reprise des frappes après les élections de mi-mandat.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré dimanche que Téhéran avait pris connaissance d'une première réaction de Donald Trump à sa proposition, mais qu'aucune réponse officielle n'avait encore été transmise par les médiateurs. Selon lui, l'Iran attend que ces intermédiaires communiquent la position définitive des Etats-Unis avant de trancher.
Une proposition transmise via le Qatar
L'Iran a présenté son initiative lors de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, affirmant l'avoir fait parvenir aux Américains par l'intermédiaire de médiateurs qataris. Le plan prévoyait la réouverture du détroit d'Ormuz, voie maritime stratégique pour le transport pétrolier mondial, et la fin des hostilités dans la région sur une période de sept jours. D'après le Wall Street Journal, citant des responsables américains non identifiés, la proposition incluait également la reprise des négociations sur le dossier nucléaire iranien, en échange d'une levée par Washington du blocus visant les ports iraniens.
Le rejet public de Trump
Donald Trump a réagi samedi devant des journalistes à la Maison-Blanche, avant de s'envoler pour le Tennessee. « Je rejette leur proposition (…) J'ai rejeté leur accord », a-t-il déclaré. Le président américain a estimé que Téhéran cherchait à obtenir une ouverture rapide du détroit d'Ormuz parce que l'Iran « perd si lourdement », ajoutant : « Nous gagnons énormément. »
Selon le Wall Street Journal, Donald Trump aurait indiqué à ses conseillers son intention de reprendre les bombardements sur l'Iran après les élections américaines de mi-mandat, prévues début novembre. Cette information, si elle se confirme, situerait toute reprise d'opérations militaires américaines après le 5 novembre, laissant une fenêtre de plusieurs semaines avant une éventuelle escalade.
Ce que dit Téhéran, ce qu'attend Washington
Abbas Araghchi maintient que la déclaration publique de Donald Trump ne constitue pas, pour l'Iran, une réponse formelle. Téhéran dit attendre que les médiateurs qataris transmettent une position officielle et définitive avant de décider de la suite. Cette distinction entre commentaire médiatique et réponse diplomatique actée laisse la porte ouverte à des échanges supplémentaires, sans qu'aucun calendrier n'ait été précisé par l'une ou l'autre partie.
Pour Israël, cette séquence est suivie de près : une reprise éventuelle des frappes américaines sur l'Iran, comme évoquée par le Wall Street Journal, aurait des répercussions directes sur la sécurité régionale, tandis qu'un blocage persistant du dossier Ormuz maintient une tension permanente sur une route maritime vitale pour l'approvisionnement énergétique mondial. La prochaine étape attendue est la transmission, par les médiateurs qataris, d'une position américaine officielle à Téhéran.
Questions fréquentes
- Quelle est la proposition iranienne rejetée par Trump ?
- Un plan en sept jours prévoyant la réouverture du détroit d'Ormuz, la fin des hostilités régionales et la reprise des négociations nucléaires, en échange de la levée du blocus américain sur les ports iraniens, transmis via des médiateurs qataris.
- L'Iran a-t-il reçu une réponse officielle des Etats-Unis ?
- Non. Le ministre iranien Abbas Araghchi affirme que Téhéran n'a vu qu'une réaction publique de Donald Trump, mais attend toujours une position transmise formellement par les médiateurs.
- Une attaque américaine contre l'Iran est-elle imminente ?
- Selon le Wall Street Journal, Donald Trump aurait évoqué une reprise des frappes après les élections américaines de mi-mandat début novembre, sans confirmation officielle de la Maison-Blanche.
Sources : IsraelValley, The Jerusalem Post




