Washington déploie le porte-avions USS Theodore Roosevelt vers le Moyen-Orient, où deux autres bâtiments américains sont déjà positionnés. Ce renforcement intervient alors que l'Iran est accusé de multiplier les attaques dans le détroit d'Ormuz et de gagner du temps dans les négociations avec les États-Unis.
Washington et Jérusalem examinent la possibilité de nouvelles frappes contre l'Iran, alors qu'un troisième porte-avions américain doit rejoindre la région. Donald Trump et Benjamin Netanyahou disent ne pas vouloir d'une reprise de la guerre, mais multiplient les mises en garde à Téhéran. Plusieurs experts israéliens estiment qu'une nouvelle escalade n'est plus qu'une question de temps.
Le ministre israélien de la Défense Israël Katz a averti samedi soir qu'Israël était prêt à frapper les infrastructures énergétiques iraniennes « avec toute sa puissance » en cas de nouvelle confrontation. Cette mise en garde intervient alors que Benjamin Netanyahou plaide pour l'élimination complète de la menace iranienne et que Washington intensifie sa pression économique sur Téhéran.
Donald Trump a affirmé jeudi qu'il n'utiliserait pas l'arme nucléaire contre l'Iran, tout en confirmant que le site souterrain de Pickaxe Mountain reste une cible possible. Le président américain promet de le « détruire rapidement » si l'ordre en est donné, sans toutefois confirmer le recours à la MOAB, la plus puissante bombe conventionnelle de l'arsenal américain, que le département de la Guerre avait envisagée selon CNN. Ces déclarations interviennent à moins de trois semaines des élections de mi-mandat du 3 novembre, sur fond de tensions persistantes autour du détroit d'Ormuz.
Un troisième porte-avions américain, l'USS Theodore Roosevelt, fait route vers le Moyen-Orient avec une nouvelle division de Marines, alors que les pourparlers sur le programme nucléaire iranien restent au point mort. Téhéran, étranglé par les sanctions et un blocus naval américain, évalue ses options face à une pression économique et militaire croissante, selon un haut responsable de la défense israélienne.
Téhéran affirme avoir entendu une première réaction de Donald Trump à sa proposition de rouvrir le détroit d'Ormuz, mais attend encore une réponse formelle transmise par les médiateurs. Le président américain avait publiquement rejeté ce plan samedi, tandis que le Wall Street Journal évoque une reprise des frappes après les élections de mi-mandat.
Donald Trump a rejeté samedi la proposition iranienne d'un cessez-le-feu de sept jours portant sur la réouverture du détroit d'Ormuz. Le président américain affirme que le blocus naval étouffe financièrement Téhéran et qu'il entend maintenir la pression. Selon le Wall Street Journal, il s'attend à relancer les bombardements contre l'Iran après les élections de mi-mandat de novembre.
En marge de l'Assemblée générale des Nations unies, l'Iran et les États-Unis ont renoué un canal de communication indirect sur le dossier nucléaire, tandis que Donald Trump envisage une rencontre avec la délégation iranienne. Des experts israéliens y voient surtout une manœuvre de Téhéran pour gagner du temps face à la pression militaire et économique américaine.
Le rial iranien s'est effondré à 2,3 millions d'unités pour un dollar, plongeant une partie de la population dans des difficultés pour se nourrir et se déplacer. Chauffeurs de taxi, camionneurs et livreurs multiplient les grèves à travers le pays pour dénoncer la pénurie de carburant et la hausse des prix. Cette crise survient alors que l'économie iranienne subit les conséquences d'un blocus naval américain dans le détroit d'Ormuz et les séquelles d'une guerre récente.
Des conseillers de Donald Trump, dont le vice-président JD Vance et le secrétaire d'État Marco Rubio, ont averti le président que la confrontation avec l'Iran pourrait se prolonger jusqu'à la fin de son mandat, selon le Wall Street Journal. Cette évaluation contraste avec les déclarations publiques de Trump, qui promet une fin rapide de la guerre après les élections de mi-mandat de novembre.