Trump rejette la trêve iranienne de sept jours sur le détroit d'Ormuz

Donald Trump a rejeté samedi la proposition iranienne d'un cessez-le-feu de sept jours portant sur la réouverture du détroit d'Ormuz. Le président américain affirme que le blocus naval étouffe financièrement Téhéran et qu'il entend maintenir la pression. Selon le Wall Street Journal, il s'attend à relancer les bombardements contre l'Iran après les élections de mi-mandat de novembre.

2 min de lecture1 vuePar la rédaction
Trump rejette la trêve iranienne de sept jours sur le détroit d'Ormuz
Photo : Gage Skidmore from Surprise, AZ, United States of America · CC BY-SA 2.0 · Wikimedia Commons

Donald Trump a tranché sans détour. Interrogé par des journalistes samedi, le président américain a écarté la dernière offre iranienne visant à mettre fin en sept jours au blocus du détroit d'Ormuz. « Je rejette leur accord », a-t-il déclaré, jugeant la proposition « inacceptable ». Pour lui, Téhéran cherche avant tout à rouvrir la voie maritime en urgence parce que le régime « perd très largement » sur le plan économique.

Un blocus présenté comme une arme de pression maximale

Trump a détaillé les effets du blocus imposé depuis le 14 juillet : selon lui, l'Iran ne dispose plus de rentrées financières significatives. Le Commandement central américain (CENTCOM) a confirmé avoir redirigé 122 navires commerciaux dans le détroit depuis le 25 septembre afin de faire respecter cet embargo, qualifié par Washington de « mur d'acier ». Le président affirme que 29 navires ont pu transiter la veille sous contrôle américain, preuve selon lui que les États-Unis maîtrisent totalement le passage stratégique. Sur Truth Social, il a réitéré son exigence que l'Iran ne dispose jamais de l'arme nucléaire.

Une proposition iranienne assortie de conditions

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a défendu sa proposition en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Selon lui, le passage maritime pourrait rouvrir dans un délai de sept jours à compter de l'acceptation américaine, ajoutant que « le choix revient désormais aux États-Unis ». D'après Kountrass, Téhéran conditionnait cette trêve à la levée du blocus, au dégel de ses avoirs et à l'annulation des sanctions pétrolières — des exigences que Washington aurait déjà écartées, convaincu que la pression économique finira par contraindre l'Iran à accepter des termes plus favorables. En interne, un fossé se serait creusé entre la diplomatie iranienne, prête à négocier, et les Gardiens de la révolution, qui réclameraient un retour aux conditions de l'accord conclu en juin avec Trump.

Parallèlement à ce rejet public, un responsable américain a indiqué à Axios que des discussions indirectes se poursuivaient entre les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner et Abbas Araghchi, qualifiées de « positives et constructives ». Ce contraste entre la fermeté affichée et les canaux discrets illustre l'incertitude qui entoure la suite du dossier.

Une reprise des frappes envisagée après les élections

Selon le Wall Street Journal, Trump a confié à ses conseillers, lors d'échanges à huis clos, qu'il s'attend à relancer la campagne de bombardements contre l'Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre. Des responsables cités par le journal décrivent toutefois un président réticent à engager de nouvelles opérations de grande ampleur, l'ampleur exacte d'éventuelles frappes restant indéterminée. Araghchi a de son côté suggéré qu'un accord « serait bien meilleur s'il intervenait avant les élections de mi-mandat », laissant la décision finale à l'administration américaine.

Sur un autre front, un diplomate à l'ONU a indiqué que la France travaille à un projet de résolution du Conseil de sécurité affirmant la liberté de navigation dans le détroit, sujet évoqué entre Trump, Emmanuel Macron et plusieurs pays arabes. Le président iranien Masoud Pezeshkian a par ailleurs remercié Xi Jinping d'avoir appelé à un retour au protocole d'accord signé à Islamabad le 17 juin, tout en assurant sur Fox News que Téhéran est prêt à diluer son uranium enrichi et à se soumettre à des vérifications internationales.

Questions fréquentes

Qu'a proposé l'Iran à Washington ?
Téhéran proposait un arrêt des hostilités et une réouverture du détroit d'Ormuz sous sept jours, en échange de la levée du blocus naval, du dégel de ses avoirs et de l'annulation des sanctions pétrolières.
Pourquoi Trump a-t-il refusé cette offre ?
Le président américain estime que le blocus étouffe financièrement l'Iran et refuse de le lever, misant sur la pression économique pour obtenir un accord plus favorable à Washington.
Quand une reprise des frappes est-elle envisagée ?
Selon le Wall Street Journal, Trump a indiqué à ses conseillers qu'il s'attend à relancer la campagne de bombardements après les élections de mi-mandat du 3 novembre, sans engagement ferme sur leur ampleur.

Sources : JNS, Infos Israël News, Kountrass, The Jerusalem Post

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