Au lendemain de la publication des résultats complets du scrutin du 27 octobre, le président Isaac Herzog a annoncé l'ouverture de consultations avec les partis dès mercredi, à la Résidence présidentielle. Aucun des deux blocs, ni celui du Premier ministre Benjamin Netanyahou ni celui de son rival Gadi Eisenkot, n'a obtenu la majorité de 61 sièges, ouvrant une période de tractations tendues avant l'investiture de la 26e Knesset le 10 novembre.
Après des élections législatives qui n'ont dégagé aucune majorité claire, le président Isaac Herzog est sommé d'arbitrer entre deux options : adouber un gouvernement étroit mené par Gadi Eisenkot avec l'appui de partis arabes ou haredim, ou pousser à une coalition large incluant Benjamin Netanyahou. L'éditorialiste David Weinberg, du Jerusalem Post, estime que ce choix déterminera l'héritage de la présidence Herzog.
Les élections législatives du 28 octobre ont donné aux partis arabes un score inédit, selon les sondages de sortie des urnes. Le bloc opposé à Benjamin Netanyahou, mené par Gadi Eisenkot, pourrait avoir besoin de leur soutien pour atteindre la majorité, une perspective qui suscite déjà des résistances.
Les sondages de sortie des urnes publiés mardi soir en Israël ne donnent de majorité nette à aucun des deux blocs. Trois chaînes projettent le camp de Benjamin Netanyahou sous le seuil des 61 sièges, tandis qu'une quatrième l'en crédite de justesse. Les tractations pour former une coalition s'annoncent longues, avec les partis arabes en position potentielle de faiseurs de rois.
Mardi 27 octobre, des millions d'Israéliens ont voté pour désigner la 26e Knesset, premier scrutin depuis l'attaque du 7 octobre 2023. La journée, à la fois festive et tendue, a été marquée par une participation record et par un incident sécuritaire visant le chef des Démocrates Yair Golan, un homme armé d'un couteau ayant été interpellé près de lui à Tel-Aviv.
Deux sondages publiés mercredi soir par N12 et Channel 13 placent le parti Yashar de Gadi Eisenkot devant le Likoud de Benjamin Netanyahou. Aucun des deux blocs n'atteint la majorité absolue, tandis que Peuple d'Israël d'Ofer Winter et les Réservistes-Économique de Yoaz Hendel et Yaron Zelekha jouent leur survie au seuil électoral de 3,25%.
À trois semaines du scrutin, les partis du bloc du changement affirment ne constater aucun basculement significatif d'électeurs de droite vers leur camp. Le Likoud, de son côté, s'interroge en interne sur la stratégie à adopter face à la percée d'Ofer Winter, tandis que Benny Gantz annonce son maintien dans la course malgré des sondages qui placent son parti sous le seuil électoral.
L'ancien ministre de la Défense Yoav Gallant a confirmé dimanche que le renseignement israélien avait bien reçu, avant le 7 octobre 2023, un message d'avertissement attribué au chef du Hamas Yahya Sinwar. Il accuse par ailleurs Benjamin Netanyahou de l'avoir tenu à l'écart de conversations sensibles avec Washington pendant la guerre.
Cinq sondages publiés mercredi soir dessinent un paysage politique israélien toujours fracturé. Le parti Yashar de Gadi Eisenkot devance le Likoud de Benjamin Netanyahou dans la plupart des enquêtes, mais aucun bloc ne dispose d'une majorité claire pour former un gouvernement.