Nouvelle Knesset : les visages qui entrent, les figures politiques qui sortent
Le dépouillement du scrutin du 27 octobre a dessiné les contours de la 26e Knesset. Des figures venues des médias, de la sécurité ou des mouvements de contestation font leur entrée, tandis que plusieurs élus et candidats bien établis restent à la porte du Parlement.

Le résultat des élections législatives israéliennes change une partie du visage de la Knesset. À côté des parlementaires reconduits, une série de personnalités issues des médias, de la fonction publique, de l'armée ou des mouvements de protestation entrent au Parlement pour la première fois. D'autres, pourtant bien connus, échouent à obtenir un siège malgré des parcours politiques déjà longs.
Des parcours inédits entrent à la Knesset
Plusieurs nouveaux élus incarnent des trajectoires très différentes. Yaakov Bardugo, commentateur à Channel 14 et proche de Benjamin Netanyahou, rejoint le Likoud après des années passées à la tête de la Fédération des autorités locales puis du Mifal Hapayis, la loterie nationale. David Peter, avocat et ancien chercheur au Kohelet Policy Forum, entre lui aussi sous l'étiquette du Likoud, fort de son expérience dans les batailles judiciaires du gouvernement, ayant représenté Netanyahou, Yariv Levin et Itamar Ben-Gvir.
Du côté de Yashar, Shaul Meridor, ancien directeur du budget au ministère des Finances parti en 2020 après un conflit avec Israël Katz et Netanyahou, et Yoram Cohen, qui a dirigé le Shin Bet de 2011 à 2016, apportent leur expertise économique et sécuritaire. Keren Terner, ex-directrice générale des ministères des Transports et des Finances, entre quant à elle avec B'Yachad, aux côtés de Noam Tibon. Ce général de réserve, ancien commandant du Corps nord et de la division de Judée et Samarie, s'était fait connaître le 7 octobre en participant au sauvetage de son fils et de sa famille au kibboutz Nahal Oz, avant de porter la demande d'une commission d'enquête d'État.
Moshe Feiglin, ancien député du Likoud et opposant historique aux accords d'Oslo, revient au Parlement sur la liste commune du Parti sioniste religieux et de Zehout. Rafi Ben Shitrit, ancien maire de Beit She'an et désormais candidat d'Israel Beytenou, a perdu son fils Elroi lors de la défense de l'avant-poste militaire de Nahal Oz le 7 octobre. Hanamel Dorfman, ancien directeur de cabinet de Ben-Gvir au ministère de la Sécurité nationale, entre sous les couleurs d'Otzma Yehudit, alors que son nom avait été évoqué dans une enquête de la police des polices. Chez les Démocrates, Yair Fink et Omri Ronen, tous deux figures des manifestations contre la réforme judiciaire, font le chemin inverse, de la rue vers l'hémicycle.
Des figures bien connues laissées hors du Parlement
Le scrutin a aussi exclu des noms installés dans le paysage politique. Au Yesh Atid, les députés Vladimir Beliak et Naor Shiri, actifs à la commission des Finances durant la mandature précédente, perdent leur siège : le parti de Yair Lapid n'a obtenu que cinq sièges, sa part dans le partenariat avec Benny Gantz.
Au Parti sioniste religieux, limité à six sièges, c'est le député Tsvi Soukkot qui reste dehors. Il s'était fait remarquer par son entrée à la base militaire de Sde Teiman en 2024 lors de l'arrestation de réservistes soupçonnés de maltraitance sur un détenu, puis en détruisant à coups de marteau un monument dans le village de Madama, en Judée et Samarie, qu'il présentait comme une commémoration de terroristes.
Chez les Démocrates, malgré huit sièges obtenus, le militant Moshé Radman, figure de proue des manifestations contre la réforme judiciaire et classé neuvième sur la liste, n'entre pas à la Knesset. Au Likoud enfin, le ministre Zeev Elkin, revenu dans le parti après son passage chez Gideon Saar puis au sein de l'Union nationale, a terminé 17e aux primaires mais s'est retrouvé relégué à la 32e place à cause du système de réservation de sièges du parti. Le père endeuillé Itzik Bontzel, le député Amit Halevi et le député Avihai Boaron, qui dirigeait la campagne de terrain du Likoud, restent eux aussi hors du Parlement.
Ce que ces mouvements annoncent
Cette double vague d'entrées et de sorties illustre un renouvellement partiel de la classe politique israélienne, porté par des profils issus de la sécurité, de la haute fonction publique et des mouvements nés après le 7 octobre. La composition définitive des commissions et des coalitions à la Knesset dépendra désormais des tractations qui s'ouvrent entre les partis pour former le prochain gouvernement.
Questions fréquentes
- Qui sont les nouveaux visages marquants de la 26e Knesset ?
- Parmi eux, Yaakov Bardugo et David Peter pour le Likoud, Noam Tibon et Keren Terner pour B'Yachad, Yoram Cohen et Shaul Meridor pour Yashar, ou encore Moshe Feiglin sur la liste commune sioniste religieuse-Zehout.
- Pourquoi Zeev Elkin n'a-t-il pas obtenu de siège ?
- Bien qu'arrivé 17e aux primaires du Likoud, le système de réservation de places du parti l'a relégué à la 32e position sur la liste finale, un rang trop bas pour entrer à la Knesset.
- Pourquoi le militant Moshe Radman n'entre-t-il pas au Parlement ?
- Classé neuvième sur la liste des Démocrates, il reste hors de la Knesset car le parti n'a obtenu que huit sièges.
Dossier Élections israéliennes 2026



