Le scrutin du 27 octobre a confirmé le Likoud comme premier parti, avec 27 sièges, mais sans offrir de majorité à Benjamin Netanyahou ni à l'opposition menée par Gadi Eisenkot. Les deux blocs devront désormais négocier des alliances inédites pour espérer former un gouvernement, pendant que les marchés financiers encaissent le choc de l'incertitude politique.
À dix jours du scrutin du 27 octobre, les sondages israéliens dessinent un paysage contrasté : le Likoud de Benjamin Netanyahou recule mais reste compétitif, tandis qu'Itamar Ben Gvir progresse nettement. Le bloc d'opposition mené par Gadi Eisenkot creuse l'écart dans la plupart des enquêtes, sauf celles de Channel 14, proche du gouvernement.
Benjamin Netanyahou a réaffirmé, lors d'une conférence à Acre, que les ministères de la Défense et de la Sécurité nationale resteraient sous contrôle du Likoud après les élections du 27 octobre. Otzma Yehudit, le parti d'Itamar Ben-Gvir, y voit la confirmation d'un plan visant à l'exclure de la prochaine coalition au profit de Gadi Eizenkot, avec des portefeuilles clés cédés à la gauche.
Le Likoud de Benjamin Netanyahou a signé mardi un accord de partage des voix excédentaires avec la liste commune Sionisme religieux-Zehout, dirigée par Bezalel Smotrich, à trois semaines des élections du 27 octobre. Le parti d'Itamar Ben-Gvir, Otzma Yehudit, dénonce de son côté une mise à l'écart orchestrée par le Likoud.
Le président du parti Balad, Sami Abou Shehadeh, a annoncé son retrait de la course à la Knesset le 2 octobre, après qu'une majorité des neuf juges de la Cour suprême s'est dite prête à valider sa disqualification. Sa décision, prise à la demande des juges eux-mêmes, intervient trois semaines avant le scrutin du 27 octobre et met fin à l'une des quatre procédures de disqualification examinées cette semaine à Jérusalem.
Après l'enquête open source qui attribuait à l'Iran un réseau de faux profils se faisant passer pour des Israéliens, l'ONG FakeReporter accuse désormais le parti Otzma Yehudit d'Itamar Ben-Gvir d'utiliser plus de 100 comptes générés par intelligence artificielle pour amplifier son message et attaquer ses alliés de coalition. Les deux dossiers s'accumulent à un mois du scrutin législatif du 27 octobre, alors que la Commission électorale centrale est appelée à se saisir du dossier. Le bureau de Ben-Gvir dément et dénonce une manipulation venue de la gauche.
La Commission électorale centrale a voté mercredi l'exclusion de la Liste arabe unie et de la Liste unifiée du scrutin du 27 octobre, avant de refuser jeudi de barrer la route à Otzma Yehudit, le parti d'Itamar Ben-Gvir. La Cour suprême doit désormais se prononcer sur ces décisions contestées, à trois semaines d'un vote qui s'annonce serré.
Le Shin Bet et la police de Judée et Samarie ont mis fin à un projet visant à tuer le ministre de la Sécurité intérieure Itamar Ben-Gvir. Deux Palestiniens originaires de Naplouse, actifs depuis fin 2023, sont désormais formellement inculpés pour détention d'armes de guerre, recrutement d'hommes et préparation de plusieurs attaques meurtrières.
Natanel Shakron, 48 ans, a été abattu par un terroriste du Hamas près de la source Ein Réaya, dans le secteur de Neveh Tzuf, la veille de Yom Kippour. Son épouse Meirav lui a rendu un hommage bouleversé lors des obsèques à Eli Zahav. Quelques heures plus tôt, le ministre Itamar Ben Gvir avait évoqué la peine de mort pour l'auteur de l'attaque devant le Premier ministre Benjamin Netanyahou.
Près de 150 000 personnes se sont rassemblées samedi soir au Mur occidental pour la dernière cérémonie de slihot avant Yom Kippour. Benjamin Netanyahou, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, les grands rabbins d'Israël et plusieurs anciens otages libérés de Gaza ont participé à cet office traditionnel dans la vieille ville de Jérusalem.
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a affirmé que le Premier ministre Benjamin Netanyahou ne répondait plus à ses appels depuis plusieurs semaines. Ces déclarations, faites à l'approche des élections israéliennes, révèlent des frictions croissantes entre les deux dirigeants au sein de la coalition gouvernementale.