Élections législatives israéliennes du 27 octobre : la bataille des 61 sièges s'engage

Les Israéliens votent mardi pour élire la 26e Knesset, dans un scrutin où aucun des deux blocs n'est assuré d'obtenir la majorité de 61 sièges. Le bloc de Benjamin Netanyahou et l'alliance d'opposition formée autour de Gadi Eisenkot, Naftali Bennett, Avigdor Liberman et Yair Golan se disputent chaque mandat, sachant que la négociation de coalition commencera dès la fermeture des bureaux de vote.

2 min de lecture8 vuesPar la rédaction
Élections législatives israéliennes du 27 octobre : la bataille des 61 sièges s'engage
Photo : Illustration générée par IA

Les élections législatives israéliennes du 27 octobre s'annoncent comme l'un des scrutins les plus indécis de la dernière décennie. Selon un sondage de la Chaîne 12 publié le 23 octobre, les quatre partis d'opposition réunis — Yashar de Gadi Eisenkot, B'Yachad de Naftali Bennett, Yisrael Beiteinu d'Avigdor Liberman et Hadémocratim de Yair Golan — totaliseraient 56 sièges, cinq de moins que la majorité nécessaire. La Chaîne 14 est la seule à prédire une victoire nette du bloc de Benjamin Netanyahou, tandis que la plupart des autres instituts donnent un léger avantage à l'opposition.

Un scrutin sans majorité assurée pour aucun bloc

Le bloc naturel de Netanyahou, composé du Likoud, du Shas, d'Agoudat Israël-Yahadout HaTorah, d'Otzma Yehudit et de Hatsionout Hadatit-Zehout, est crédité d'un score inférieur à 61 sièges dans la plupart des enquêtes d'opinion. Le Premier ministre a lui-même insisté sur l'importance de la participation : « Si nous obtenons un ou deux mandats supplémentaires parce que les gens viennent voter, nous gagnerons, et s'ils restent chez eux, nous perdrons », a-t-il déclaré à i24NEWS. Côté opposition, l'alliance annoncée en septembre entre les quatre chefs de parti n'a pas désigné de candidat commun au poste de Premier ministre, et des tensions sont apparues depuis. Gideon Rahat, chercheur à l'Israel Democracy Institute, met en garde contre toute lecture hâtive du résultat : « Si l'on pense que les élections constituent le dernier mot, ce n'est probablement pas le cas. »

Les obstacles à la formation d'une coalition

La question de l'enrôlement des étudiants des yeshivot reste le principal point de friction. Le Shas et Yahadout HaTorah avaient quitté la coalition de Netanyahou en juillet 2025, faute de loi régulant leurs exemptions, et conditionnent toujours leur participation à un futur gouvernement à ce texte. Le président du Shas, Aryeh Deri, a tranché le 14 octobre : « Il n'y aura pas de gouvernement en Israël avec le soutien ou la participation du Shas tant que le statut des étudiants des yeshivot ne sera pas réglé. » Des partis plus petits, comme le Parti des réservistes-économique de Yoaz Hendel et Yaron Zelekha, exigent au contraire un service universel, tandis qu'Amcha Yisrael d'Ofer Winter, ancré à droite, a nuancé le 21 octobre son engagement initial à recommander Netanyahou. Avigdor Liberman, lui, a d'ores et déjà promis de remplacer le président de la Knesset Amir Ohana dès l'ouverture de la 26e législature, une manœuvre qui pourrait offrir à l'opposition le contrôle du Parlement même sans gouvernement.

La suite : négociations, budget et risque de blocage

Aucun des deux camps n'a de majorité garantie, et plusieurs scénarios restent ouverts : gouvernement minoritaire, défections individuelles de députés, ou union nationale associant le Likoud à une partie de l'opposition sans Netanyahou lui-même, une option que plusieurs chefs de l'opposition, dont Gadi Eisenkot, ont exclue même sous forme de rotation. Le président Isaac Herzog a affirmé vouloir éviter à tout prix de nouvelles élections. La prochaine échéance concrète sera le vote du budget 2027, dont l'échéance légale est fixée au 31 mars : son non-vote entraînerait automatiquement la dissolution de la Knesset et un nouveau scrutin dans un délai d'environ 90 jours.

Questions fréquentes

Quand ont lieu les élections législatives israéliennes ?
Les Israéliens votent le mardi 27 octobre 2026 pour élire les 120 députés de la 26e Knesset.
Quel seuil faut-il pour former un gouvernement en Israël ?
Il faut réunir 61 des 120 sièges de la Knesset, ou obtenir une majorité des voix exprimées lors du vote de confiance initial si un gouvernement minoritaire est constitué.
Que se passe-t-il si aucun bloc n'atteint la majorité ?
Le processus de formation d'un gouvernement suit un calendrier légal strict ; en cas d'échec, la Knesset est dissoute et de nouvelles élections sont organisées sous environ 90 jours.

Dossier Élections israéliennes 2026

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