Élections en Israël : Netanyahou recentre sa campagne sur l'électorat de droite à cinq jours du scrutin
À cinq jours du scrutin, Benjamin Netanyahou change de tactique électorale. Après l'échec de ses tentatives pour convaincre des chefs de petits partis de droite de se retirer, le Likoud concentre désormais ses efforts sur leurs électeurs, afin de maximiser les voix utiles au sein du bloc de droite.

Benjamin Netanyahou modifie sa stratégie électorale à cinq jours des élections. Le Premier ministre ne cherche plus à convaincre les dirigeants de petites formations de droite de se retirer de la course, mais s'adresse directement à leurs électeurs, selon une analyse du Jerusalem Post. L'objectif affiché reste de maximiser le nombre de sièges obtenus par le bloc qu'il dirige à la Knesset.
Un recentrage sur les électeurs plutôt que sur les chefs de parti
Les tentatives du Likoud pour pousser Ofer Winter, chef du parti Am Israël (Peuple d'Israël), et Moti Leitner, président du Haredi Public Party, à se désister n'ont pas abouti. Le parti de Netanyahou a donc changé de méthode : il cherche désormais à ramener directement leurs électeurs vers le Likoud, le Parti sioniste religieux ou Otzma Yehudit. Selon les évaluations rapportées par le Jerusalem Post, Netanyahou estime pouvoir remporter les élections, mais juge essentiel de concentrer les voix à l'intérieur de son propre bloc plutôt que de chercher à convaincre des électeurs du camp qui souhaite son départ.
Les électeurs qui soutiennent Am Israël ou le Parti des réservistes-économique, mené par Yoaz Hendel et Yaron Zelekha, ne sont pas considérés comme une cible par l'entourage de Netanyahou, ces listes étant perçues comme appartenant au camp opposé. Le Likoud vise en priorité les sympathisants de droite dont le vote risque de se perdre si leur parti ne franchit pas le seuil électoral.
Smotrich en renfort, le spectre de 1992 agité
Bezalel Smotrich, chef du Parti sioniste religieux, a rejoint Netanyahou dans cette offensive de communication. Les deux dirigeants ont intensifié leurs critiques contre Ofer Winter et Moti Leitner, qu'ils accusent d'irresponsabilité et de mettre en péril les chances du bloc de droite d'obtenir une majorité à la Knesset.
Leur argumentaire évoque le précédent de 1992, année où une fragmentation du vote de droite avait coûté le pouvoir à ce camp. Dans une longue publication sur Facebook, Netanyahou a de nouveau averti ses électeurs contre ce scénario. Le message ne s'adresse plus aux chefs de parti dans l'espoir d'un retrait, mais directement aux électeurs, les appelant à abandonner les listes risquant de ne pas entrer à la Knesset au profit de partis ayant une chance réelle d'y siéger.
Vers un éventuel gouvernement d'union sans Ben Gvir
Selon les évaluations rapportées, la priorité de Netanyahou reste de rester Premier ministre, quitte à se séparer de certains partenaires politiques actuels. Il pourrait envisager de former un gouvernement d'union en excluant le ministre de la Sécurité nationale et chef d'Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir. Cette hypothèse, présentée comme une analyse et non comme une décision arrêtée, illustre la marge de manœuvre que le Premier ministre cherche à préserver avant le scrutin.
Le résultat des élections, attendu dans les prochains jours, déterminera si cette stratégie de recentrage a permis au bloc de droite de conserver sa majorité à la Knesset.
Questions fréquentes
- Pourquoi Netanyahou change-t-il de stratégie électorale ?
- Après l'échec de ses tentatives pour convaincre les chefs de petits partis de droite de se retirer, il s'adresse désormais directement à leurs électeurs pour éviter que leurs voix ne soient perdues si ces listes ne franchissent pas le seuil électoral.
- Quels partis sont visés par cette stratégie ?
- Les électeurs d'Am Israël, mené par Ofer Winter, et du Haredi Public Party, dirigé par Moti Leitner, sont encouragés à voter pour le Likoud, le Parti sioniste religieux ou Otzma Yehudit.
- Netanyahou envisage-t-il un gouvernement sans Ben Gvir ?
- Selon des évaluations rapportées par la presse, il pourrait considérer former un gouvernement d'union excluant Itamar Ben Gvir, mais aucune décision n'a été confirmée.
Dossier Élections israéliennes 2026



