Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a de nouveau appelé à une prise de contrôle totale de la bande de Gaza, assortie d'un départ massif de sa population vers l'Europe, en particulier la France. Ces propos, tenus dans un entretien au Jerusalem Post, interviennent alors que son parti Otzma Yehudit négocie son poids dans la prochaine coalition.
Benjamin Netanyahou a réaffirmé, lors d'une conférence à Acre, que les ministères de la Défense et de la Sécurité nationale resteraient sous contrôle du Likoud après les élections du 27 octobre. Otzma Yehudit, le parti d'Itamar Ben-Gvir, y voit la confirmation d'un plan visant à l'exclure de la prochaine coalition au profit de Gadi Eizenkot, avec des portefeuilles clés cédés à la gauche.
La Haute Cour de justice a rejeté dimanche la requête des Démocrates visant à exclure Otzma Yehudit, le parti du ministre Itamar Ben Gvir, du scrutin du 27 octobre, pour vice de procédure. Elle confirme ainsi, après sa décision de vendredi validant la participation du Ra'am et de la Liste unifiée, que la carte électorale reste quasiment inchangée à trois semaines du vote. Seul le retrait du chef de Balad, Sami Abou Chehadé, modifie la composition des listes.
Après l'enquête open source qui attribuait à l'Iran un réseau de faux profils se faisant passer pour des Israéliens, l'ONG FakeReporter accuse désormais le parti Otzma Yehudit d'Itamar Ben-Gvir d'utiliser plus de 100 comptes générés par intelligence artificielle pour amplifier son message et attaquer ses alliés de coalition. Les deux dossiers s'accumulent à un mois du scrutin législatif du 27 octobre, alors que la Commission électorale centrale est appelée à se saisir du dossier. Le bureau de Ben-Gvir dément et dénonce une manipulation venue de la gauche.
La Commission électorale centrale a voté mercredi l'exclusion de la Liste arabe unie et de la Liste unifiée du scrutin du 27 octobre, avant de refuser jeudi de barrer la route à Otzma Yehudit, le parti d'Itamar Ben-Gvir. La Cour suprême doit désormais se prononcer sur ces décisions contestées, à trois semaines d'un vote qui s'annonce serré.
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a affirmé que le Premier ministre Benjamin Netanyahou ne répondait plus à ses appels depuis plusieurs semaines. Ces déclarations, faites à l'approche des élections israéliennes, révèlent des frictions croissantes entre les deux dirigeants au sein de la coalition gouvernementale.