Une majorité d'Israéliens juifs soutient une loi de conscription des ultra-orthodoxes et la création d'une commission d'enquête d'État sur les manquements du 7 octobre 2023, selon un sondage de l'Israel Democracy Institute publié mercredi. L'enquête, menée à dix jours des élections du 27 octobre, révèle aussi de fortes divergences entre Juifs et Arabes israéliens sur les implantations et les négociations avec les Palestiniens.
Benjamin Netanyahou a chargé le chef du Conseil de sécurité nationale, Shmuel Ben Ezra, de créer en urgence une task force pour coordonner la réponse aux violences commises par des résidents juifs en Judée et Samarie. La décision intervient alors que les représentations diplomatiques israéliennes à l'étranger multiplient les alertes sur les dégâts d'image causés par ces incidents, en particulier auprès de l'administration américaine. Tsahal évalue à environ 400 à 500 le nombre d'auteurs identifiés comme « anarchistes », tandis que la saison des récoltes d'olives ravive les tensions sur le terrain.
Douze pays occidentaux ont annoncé, le mois dernier, leur intention de boycotter les produits issus des implantations israéliennes de Judée et Samarie. L'annonce, relayée par le Jerusalem Post, relance le débat sur l'identité réelle des habitants visés par cette mesure. Un nouvel ouvrage de l'écrivain Tuvia Tenenbom vient nuancer les clichés qui entourent cette population, longtemps réduite à une simple catégorie politique internationale.
La ministre des Missions nationales Orit Strock a annoncé la construction de nouvelles implantations dans les territoires de Judée et Samarie, y compris dans des secteurs classés zones A et B sous administration de l'Autorité palestinienne. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a appuyé cette ligne, promettant de ne plus distinguer les zones s'il devient ministre de la Défense.
Des milliers de personnes ont convergé dimanche, premier jour de Souccot, vers la frontière nord de la bande de Gaza, à l'appel du mouvement Nahala. Le convoi, parti du carrefour de Yad Mordekhaï, réclame l'autorisation gouvernementale de bâtir des implantations juives dans l'enclave et le rejet d'une force internationale sur place. Ministres et députés ont participé au rassemblement final, tenu sur un point d'observation dominant la frontière.
Selon des diplomates européens cités par l'Australian Broadcasting Corporation, Canberra s'est retirée in extremis d'une coalition de douze pays occidentaux qui envisageait des sanctions contre les implantations israéliennes de Judée et Samarie. Le Canada reste le seul pays non européen à avoir rejoint la déclaration commune initiée par le Royaume-Uni.
Le Royaume-Uni a annoncé des sanctions visant les produits issus des implantations de Judée et Samarie, invoquant un projet de construction dans la zone E1 et des violences attribuées à des résidents. Israël a répliqué en fermant des canaux diplomatiques et sécuritaires avec Londres, tandis que les réactions se sont multipliées, de Washington à Rome en passant par Ramallah.
Le Royaume-Uni a annoncé une interdiction d'importation visant les produits issus des implantations israéliennes de Judée et Samarie, jugées illégales par Londres. Israël a répondu en retirant son personnel d'un centre de coordination et en annonçant la fermeture du consulat britannique à Jérusalem. La décision divise aussi la communauté juive britannique.