Judée-Samarie : Orit Strock annonce des implantations jusque dans les zones A et B
La ministre des Missions nationales Orit Strock a annoncé la construction de nouvelles implantations dans les territoires de Judée et Samarie, y compris dans des secteurs classés zones A et B sous administration de l'Autorité palestinienne. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a appuyé cette ligne, promettant de ne plus distinguer les zones s'il devient ministre de la Défense.

La ministre des Missions nationales Orit Strock a déclaré que quatre nouvelles localités juives seront bâties en Judée et Samarie, dont deux dans des secteurs de la zone B où l'État restreint actuellement la construction. Elle s'exprimait mardi lors d'un discours à Karmei Tzur, près d'Hébron. « Avec votre aide, des localités seront construites en zone B, et aussi en zone A, car A et B font partie de la Terre d'Israël », a-t-elle affirmé, ajoutant qu'Israël n'oublierait pas ces territoires.
Les annonces d'Orit Strock sur les zones A et B
Les zones A, B et C sont des catégories administratives issues des accords d'Oslo de 1993, qui répartissent l'autorité sécuritaire et civile en Judée et Samarie. La zone A relève en principe de l'administration civile et sécuritaire de l'Autorité palestinienne, la zone B d'une administration civile palestinienne sous contrôle sécuritaire israélien, et la zone C d'un contrôle israélien complet. Membre du Parti sioniste religieux dirigé par le ministre des Finances Bezalel Smotrich, Orit Strock a présenté cette initiative comme la poursuite d'un mouvement engagé pour « corriger tous les problèmes d'Oslo ». « Nous avons commencé, et nous avons énormément réussi, au-delà même de la Shoah, a-t-elle dit. Mais nous n'avons pas fini. Avec l'aide de Dieu, nous allons bâtir des localités dans chaque recoin de la Terre d'Israël. »
La position d'Itamar Ben-Gvir
Le même jour, lors d'une tournée de fermes et de sites d'implantation en Judée et Samarie, le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a annoncé qu'il ne ferait aucune distinction entre les zones A, B et C s'il était nommé ministre de la Défense. « Les zones A et B seront traitées exactement comme la zone C, a-t-il déclaré. Il n'y aura aucune différence. » Ces déclarations conjointes des deux ministres, tous deux figures de la droite nationale-religieuse, interviennent après l'approbation par le cabinet de sécurité de la Knesset d'un budget de 1,3 million de shekels (NIS) destiné à la construction de 34 nouvelles localités sur l'ensemble du territoire.
Le contexte diplomatique et la suite
Ces annonces surviennent après que les ministres des Affaires étrangères de douze pays ont confirmé, le 8 septembre, leur intention d'imposer des restrictions nationales au commerce des biens issus des implantations israéliennes. Pour Orit Strock et Itamar Ben-Gvir, la pression internationale ne doit pas freiner le développement des localités juives en Judée et Samarie. Aucun calendrier précis n'a été communiqué pour le lancement des quatre nouvelles localités évoquées par la ministre, ni pour une éventuelle levée des restrictions applicables à la zone B. Le débat devrait se poursuivre dans la perspective des prochaines échéances électorales et d'une possible nomination d'Itamar Ben-Gvir au ministère de la Défense.
Questions fréquentes
- Que désignent les zones A, B et C ?
- Ce sont des catégories administratives créées par les accords d'Oslo de 1993 pour répartir le contrôle civil et sécuritaire en Judée et Samarie : la zone A sous administration palestinienne, la zone B sous administration civile palestinienne et contrôle sécuritaire israélien, la zone C sous contrôle israélien complet.
- Qui est Orit Strock ?
- Orit Strock est ministre des Missions nationales, membre du Parti sioniste religieux dirigé par Bezalel Smotrich, et défend depuis plusieurs années l'expansion des localités juives en Judée et Samarie.
- Quelle est la réaction internationale évoquée dans l'article ?
- Les ministres des Affaires étrangères de douze pays ont annoncé le 8 septembre leur intention d'imposer des restrictions commerciales sur les produits issus des implantations israéliennes.
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