Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a de nouveau appelé à une prise de contrôle totale de la bande de Gaza, assortie d'un départ massif de sa population vers l'Europe, en particulier la France. Ces propos, tenus dans un entretien au Jerusalem Post, interviennent alors que son parti Otzma Yehudit négocie son poids dans la prochaine coalition.
La Haute Cour de justice a rejeté dimanche la requête des Démocrates visant à exclure Otzma Yehudit, le parti du ministre Itamar Ben Gvir, du scrutin du 27 octobre, pour vice de procédure. Elle confirme ainsi, après sa décision de vendredi validant la participation du Ra'am et de la Liste unifiée, que la carte électorale reste quasiment inchangée à trois semaines du vote. Seul le retrait du chef de Balad, Sami Abou Chehadé, modifie la composition des listes.
La ministre des Missions nationales Orit Strock a annoncé la construction de nouvelles implantations dans les territoires de Judée et Samarie, y compris dans des secteurs classés zones A et B sous administration de l'Autorité palestinienne. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a appuyé cette ligne, promettant de ne plus distinguer les zones s'il devient ministre de la Défense.
À trois semaines du scrutin du 27 octobre pour la 26e Knesset, le Comité électoral central a interdit la Liste unifiée et le Ra'am, tandis qu'Itamar Ben-Gvir et Naftali Bennett dévoilent leurs plateformes. Sécurité, coalition et reconstruction du Nord dominent une campagne déjà marquée par des recours juridiques.
Le député démocrate californien Brad Sherman, l'un des soutiens les plus constants d'Israël au Congrès américain, a averti que la présence d'Itamar Ben Gvir au gouvernement israélien fragilise le lien entre Jérusalem et Washington. Il s'appuie sur des sondages récents montrant une chute historique de la sympathie américaine envers Israël.