Élections à la Knesset : Ben-Gvir, Bennett et l'exclusion des partis arabes avant le scrutin du 27 octobre

À trois semaines du scrutin du 27 octobre pour la 26e Knesset, le Comité électoral central a interdit la Liste unifiée et le Ra'am, tandis qu'Itamar Ben-Gvir et Naftali Bennett dévoilent leurs plateformes. Sécurité, coalition et reconstruction du Nord dominent une campagne déjà marquée par des recours juridiques.

3 min de lecturePar la rédaction
Élections à la Knesset : Ben-Gvir, Bennett et l'exclusion des partis arabes avant le scrutin du 27 octobre
Photo : אלון נוריאל · CC BY-SA 3.0 · Wikimedia Commons

La campagne pour la 26e Knesset se joue sur trois terrains distincts : la ligne sécuritaire assumée par Otzma Yehudit, un programme de reconstruction pour le Nord porté par B'Yachad, et une décision d'exclusion visant les partis arabes. Le scrutin est fixé au 27 octobre.

La ligne dure d'Otzma Yehudit

Le parti d'Itamar Ben-Gvir, ministre de la Sécurité nationale, se présente pour la première fois séparément de Bezalel Smotrich après avoir fait liste commune en 2022. Otzma Yehudit est crédité d'environ huit à dix sièges dans les sondages. Sa liste, menée par Ben-Gvir, inclut désormais l'ex-députée du Likoud Tally Gotliv, en délicatesse avec Netanyahou.

Le programme du parti reste centré sur Gaza et la lutte antiterroriste. Ben-Gvir plaide pour une « victoire militaire complète » plutôt que des accords laissant le Hamas en place, et a présenté en septembre le plan « Disengagement 710 », qui prévoit d'encourager le départ volontaire d'habitants de Gaza, avec un objectif de 250 000 départs la première année. Le parti s'oppose à un État palestinien et défend l'extension de la souveraineté israélienne sur les territoires de Judée et Samarie. Sur le plan intérieur, Otzma Yehudit a soutenu la réforme judiciaire de 2023 et réclame davantage d'influence sur la nomination des juges.

Ben-Gvir a déjà fixé ses conditions pour une future coalition : il revendique le portefeuille de la Défense et souhaite voir Gotliv accéder au ministère de la Justice, des exigences que des responsables du Likoud ont rejetées.

B'Yachad mise sur la reconstruction du Nord

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett, à la tête de B'Yachad, a présenté aux maires des localités du Nord une « loi de la ligne de front » censée élargir le périmètre d'aide aux communes situées jusqu'à 12 kilomètres de la frontière, contre 9 kilomètres actuellement, incluant Safed et Hatsor Haglilit. Le texte, inspiré des lois Tekouma et Sderot, prévoit selon le parti des allègements fiscaux allant jusqu'à 15 000 shekels par an pour un salarié, une baisse de l'impôt sur les sociétés pour les entreprises implantées dans la zone, ainsi qu'une remise de 45 % sur la taxe municipale des logements et de 39 % pour les commerces. La mesure concernerait environ un demi-million d'habitants, selon B'Yachad.

Les partis arabes écartés du scrutin

Le Comité électoral central a voté, par 15 voix contre 8, l'exclusion de la Liste unifiée — qui regroupe Balad, Hadash et Ta'al — à la suite d'une pétition du Likoud invoquant la Loi fondamentale interdisant aux partis soutenant la lutte armée contre Israël ou niant son caractère juif et démocratique de se présenter. Le Ra'am de Mansour Abbas a également été visé, après une pétition déposée par Ben-Gvir, qui a qualifié le parti de « soutien du Hamas » et de « loups déguisés en agneaux ». Le comité a en outre interdit à Sami Abu Shehadeh, président de Balad, de se présenter à titre individuel, par 30 voix contre 4, après avoir déjà écarté le député sortant du Hadash Ofer Cassif. Un porte-parole de la Liste unifiée a dénoncé une manœuvre orchestrée par Netanyahou et Ben-Gvir.

Ces décisions d'exclusion, rendues à un peu plus d'un mois du vote, devraient être contestées devant la Cour suprême, qui avait déjà annulé par le passé des interdictions similaires. D'ici au 27 octobre, les partis continueront de préciser leurs plateformes et leurs conditions de coalition, alors que les tractations sur la composition d'un futur gouvernement de droite restent ouvertes.

Questions fréquentes

Quand se tiennent les élections pour la 26e Knesset ?
Le scrutin est fixé au 27 octobre 2026.
Pourquoi les partis arabes ont-ils été exclus des élections ?
Le Comité électoral central a invoqué la Loi fondamentale interdisant la candidature de partis soutenant la lutte armée contre Israël ou niant son caractère juif et démocratique ; la décision vise la Liste unifiée et le Ra'am et devrait être contestée en justice.
Quelles sont les exigences d'Itamar Ben-Gvir pour rejoindre une coalition ?
Il réclame le portefeuille de la Défense pour lui-même et celui de la Justice pour Tally Gotliv, des demandes contestées par le Likoud.

Sources : The Jerusalem Post, The Jerusalem Post, JForum

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