Les élections législatives du 27 octobre ont livré une Knesset fragmentée en trois blocs, sans majorité claire pour Benjamin Netanyahou ni pour ses adversaires regroupés autour de Gadi Eisenkot. Les partis arabes, en forte progression, se retrouvent en position d'arbitres, ce qui ravive une controverse sur leur rôle dans une coalition. La formation du gouvernement doit désormais suivre un calendrier légal strict, sous l'autorité du président Isaac Herzog.
Quarante-deux membres de la communauté Habad, de retour de New York, ont été interpellés à l'aéroport Ben-Gourion pour évasion du service militaire ; quarante ont accepté de s'enrôler, deux ont été envoyés en prison militaire. Dans un entretien à la radio Kol Berama, Benjamin Netanyahou a qualifié ces arrestations d'« inacceptables », affirmant qu'« il faut préserver le monde de la Tora, car c'est lui qui nous a préservés », tout en reconnaissant son incertitude sur l'adoption d'une loi de conscription avant la formation du prochain gouvernement.
Selon une analyse de l'initiative 5050 publiée mardi, jusqu'à 35 femmes pourraient siéger à la prochaine Knesset, un record. Mais si la coalition sortante l'emporte, elles ne seraient que sept sur 56 députés, contre neuf aujourd'hui.
Le Likoud de Benjamin Netanyahou a signé mardi un accord de partage des voix excédentaires avec la liste commune Sionisme religieux-Zehout, dirigée par Bezalel Smotrich, à trois semaines des élections du 27 octobre. Le parti d'Itamar Ben-Gvir, Otzma Yehudit, dénonce de son côté une mise à l'écart orchestrée par le Likoud.
Le chef du parti Yashar, Gadi Eisenkot, a mis Benjamin Netanyahou au défi d'un débat télévisé à trois semaines des élections. Il affirme aussi que des représentants haredim lui auraient signifié la fin de leur alliance avec le Likud. Le camp Netanyahou a répondu par l'ironie, tandis qu'un bref signalement fait état de l'arrestation d'un touriste américain près du complexe militaire de la Kirya.
La Haute Cour de justice a rejeté dimanche la requête des Démocrates visant à exclure Otzma Yehudit, le parti du ministre Itamar Ben Gvir, du scrutin du 27 octobre, pour vice de procédure. Elle confirme ainsi, après sa décision de vendredi validant la participation du Ra'am et de la Liste unifiée, que la carte électorale reste quasiment inchangée à trois semaines du vote. Seul le retrait du chef de Balad, Sami Abou Chehadé, modifie la composition des listes.
Benjamin Netanyahou a défendu jeudi devant l'Assemblée générale de l'ONU la ligne de fermeté d'Israël face à l'Iran et à ses détracteurs occidentaux, à quelques semaines des élections du 27 octobre. Si 77 délégations, environ 40 % des pays membres, ont quitté la salle avant son intervention, 123 Etats seraient restés pour l'écouter, selon un décompte cité par des soutiens du Premier ministre. En Israël, responsables politiques, réservistes et personnalités religieuses ont salué un discours jugé fidèle « à la substance » de la politique israélienne, tandis que Naftali Bennett continue de regretter l'absence de charge contre le Qatar.
La Commission électorale centrale a voté mercredi l'invalidation de la candidature du député Ofer Cassif (Hadash) aux élections du 27 octobre. La décision, adoptée par 19 voix contre 5, doit encore être validée par la Cour suprême avant de devenir définitive.
Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a affirmé que le Premier ministre Benjamin Netanyahou ne répondait plus à ses appels depuis plusieurs semaines. Ces déclarations, faites à l'approche des élections israéliennes, révèlent des frictions croissantes entre les deux dirigeants au sein de la coalition gouvernementale.