Iran : Trump laisse la porte ouverte à de nouvelles frappes après la défaite électorale républicaine

Après la déroute électorale des Républicains aux élections de mi-mandat, le président américain a averti jeudi que de nouvelles frappes contre l'Iran restaient possibles. Donald Trump a reconnu que la guerre avait pesé sur le scrutin, tout en affirmant qu'il referait le même choix pour empêcher Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire.

2 min de lecture6 vuesPar la rédaction
Iran : Trump laisse la porte ouverte à de nouvelles frappes après la défaite électorale républicaine
Photo : Illustration générée par IA

Donald Trump a tenu, jeudi 5 novembre, des propos ambigus sur l'avenir de la campagne militaire contre l'Iran. Reçu dans le Bureau ovale après une réunion avec ses conseillers à la sécurité nationale, le président américain a affirmé que le pays était déjà largement détruit et qu'il faudrait plus de vingt ans pour le reconstruire. « Je préférerais ne pas détruire le reste du pays si possible, mais peut-être devrai-je le faire. Vous le saurez bien assez tôt », a-t-il déclaré, selon le Jerusalem Post.

Les faits : une semaine de déclarations contradictoires

Les propos de Trump interviennent trois jours après des élections de mi-mandat marquées par un net recul républicain. En octobre, le New York Times avait révélé que les armées américaine et israélienne avaient élaboré des plans détaillés pour de nouvelles frappes contre l'Iran, à exécuter après le scrutin du 3 novembre. La veille des élections, Trump avait pourtant répondu « non » lorsqu'on lui avait demandé s'il envisageait de frapper l'Iran après les midterms, tout en précisant que l'armée américaine était « prête et préparée à agir » si le dossier iranien devait être « bouclé ». Mardi, il avait assuré au Financial Times qu'aucune reprise immédiate des frappes n'était prévue, quelques jours après que des frappes américaines eurent visé l'île iranienne de Qeshm, en représailles à la destruction revendiquée par Téhéran d'un drone américain.

Les réactions : la guerre accusée d'avoir coûté le Congrès aux républicains

Mercredi soir, Trump a admis que la guerre contre l'Iran avait nui à son camp dans les urnes, en raison de la hausse des prix du carburant qu'elle a provoquée. Il a néanmoins affirmé qu'il referait le même choix : « Si je devais à nouveau prendre cette décision, je le referais, car à long terme c'est la seule solution. L'Iran ne peut pas être autorisé à obtenir l'arme nucléaire. » Le président a également donné raison à son vice-président JD Vance, qui avait attribué la défaite électorale à la guerre, tout en écartant toute remise en cause de son secrétaire à la Défense Pete Hegseth, qu'il a qualifié d'homme faisant « un travail extraordinaire ». Des responsables israéliens et américains cités par Israel Hayom estiment que l'affaiblissement de Trump au Congrès, où la nouvelle majorité élue en janvier sera plus hostile à Israël, pourrait au contraire pousser le président à accélérer la fin de la campagne contre l'Iran, qu'il tiendrait pour en partie responsable de la défaite républicaine via la flambée des prix de l'essence.

La suite : blocus économique renforcé en attendant le nouveau Congrès

Selon ces mêmes sources, Téhéran a réussi, avec l'aide du Qatar, à retarder une reprise des opérations militaires, mais reste confronté à une crise économique qui s'aggrave, des exportations pétrolières à l'arrêt et des importations très limitées. Washington, Israël et plusieurs États du Golfe travaillent, toujours selon Israel Hayom, à renforcer le blocus économique par de nouvelles sanctions et des saisies de portefeuilles de cryptomonnaies liés aux Gardiens de la révolution, en attendant un événement susceptible de précipiter la chute du régime. Le nouveau Congrès, qui ne prêtera serment qu'en janvier, ne pourra pas bloquer immédiatement une reprise des frappes mais pourrait en compliquer le financement et la prolongation dans les mois à venir.

Questions fréquentes

Trump a-t-il confirmé une reprise des frappes contre l'Iran ?
Non. Il a dit ne pas vouloir « détruire le reste du pays si possible », tout en laissant entendre qu'il pourrait y être contraint, sans fixer de calendrier.
Pourquoi la guerre contre l'Iran a-t-elle pesé sur les midterms ?
Selon Trump lui-même et son vice-président JD Vance, la hausse des prix du carburant provoquée par le conflit a nui aux candidats républicains.
Le nouveau Congrès peut-il empêcher de nouvelles frappes ?
Pas immédiatement. Il ne sera installé qu'en janvier et pourrait surtout compliquer le financement et la prolongation d'une opération militaire, sans pouvoir la stopper dans l'immédiat.

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