Au lendemain du scrutin du 27 octobre pour la 26e Knesset, ni le bloc de Benjamin Netanyahou ni l'opposition menée par Gadi Eizenkot n'ont obtenu la majorité de 61 sièges. Les partis arabes, qui réalisent un score inédit, et les formations ultra-orthodoxes se retrouvent en position d'arbitres des tractations de coalition. Le dépouillement officiel est attendu le 4 novembre, alors qu'une enquête du Shin Bet sur d'éventuelles irrégularités complique le calendrier politique.
Deux jours après le scrutin du 27 octobre, le dépouillement confirme un Likoud en recul et un Shas en déroute historique. Aucun bloc n'atteint la majorité de 61 sièges à la Knesset, et les tractations pour former un gouvernement s'annoncent longues.
À quinze jours des élections législatives du 27 octobre, la campagne israélienne s'intensifie. Les sondages placent le bloc de Benjamin Netanyahou autour de 54 sièges contre 49 pour les partis sionistes de l'opposition, loin de la majorité de 61 mandats nécessaire pour gouverner. Dans cet entre-deux, de nouvelles formations et des exigences de coalition pourraient tout faire basculer.
À l'approche des élections israéliennes de 2026, les partis ultraorthodoxes envisagent de ne recommander aucun candidat au poste de premier ministre et de siéger dans l'opposition tant que la crise sur la loi de conscription ne sera pas réglée. Selon des sources harédies citées par Maariv, cette stratégie leur permettrait de contester la future loi sans en porter la responsabilité politique. Le scénario, encore informel, pourrait redessiner les rapports entre Shas, le Judaïsme unifié de la Torah et le bloc de Benjamin Netanyahou.