Trois hommes armés ont ouvert le feu vendredi devant une église grecque-orthodoxe du sud de la Jordanie, en pleine procession funéraire, faisant neuf morts. Trois jours plus tard, l'armée jordanienne a frappé des positions dans le sud-est syrien en représailles, provoquant un échange d'accusations avec Damas.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a salué, le 26 octobre, les 32 ans du traité de paix signé avec la Jordanie à Wadi Araba. Cet hommage intervient alors que les relations entre Jérusalem et Amman traversent une période de vives tensions diplomatiques.
Avigdor Lieberman a présenté dimanche une plateforme politique confiant à la Jordanie l'ordre public et l'administration quotidienne des Palestiniens dans les zones A et B de Judée et Samarie. Israël conserverait la sécurité globale et la continuité territoriale entre les implantations juives. Le chef d'Israël Beiteinou propose aussi de dissoudre l'Autorité palestinienne et d'annuler les accords d'Oslo.
Trois ans après le déclenchement de la guerre de l'Épée de Fer, Israël affiche une puissance militaire et économique renforcée, tout en faisant face à des critiques internationales renouvelées, notamment lors du discours du roi Abdallah II de Jordanie à l'ONU. Plusieurs analyses publiées ces derniers jours dressent le bilan de cette période et interrogent l'avenir stratégique du pays.
Le roi de Jordanie Abdallah II a accusé Israël, mardi à l'Assemblée générale des Nations unies, de mener une politique « expansionniste » à Gaza et en Judée-Samarie. Le ministère israélien des Affaires étrangères a répliqué dès le lendemain en rappelant les décisions jordaniennes de 1988 privant les Palestiniens de Judée-Samarie de leur citoyenneté.