La participation électorale a bondi dans de nombreuses villes arabes lors du scrutin de la 26e Knesset, parfois en passant du simple au double. À Sakhnin, Oum el-Fahm ou Baqa al-Gharbiya, les habitants expliquent ce sursaut par la colère contre la criminalité, les démolitions de maisons et les propos tenus par des responsables gouvernementaux.
Le quartier général du Likoud chargé de l'intégrité du scrutin affirme avoir recueilli 620 signalements d'anomalies dans des bureaux de vote du secteur arabe lors des élections de la 26e Knesset. Le parti réclame, avec Shass et Otzma Yehudit, une prolongation d'une heure du vote, une décision qui ne revient qu'au président de la Commission électorale centrale.
À deux jours du scrutin devant renouveler la Knesset, la police israélienne a présenté dimanche soir un dispositif mobilisant plus de 20 000 agents à travers le pays. Le même jour, le parti orthodoxe HaKahal, dirigé par Me Shlomo Elboim, a annoncé son retrait surprise de la course électorale.
Des informations de la chaîne israélienne Channel 12 font état d'un désaccord entre le Premier ministre Benjamin Netanyahou et le chef d'état-major Eyal Zamir sur une action militaire contre l'Iran, à quelques jours des élections législatives du 27 octobre. Le ministre de la Défense Israël Katz dément toute fracture, tandis que Tsahal se garde de démentir frontalement le différend.
Pour la première fois de son histoire, Tsahal permettra à ses soldats opérant au-delà des frontières d'Israël de voter aux élections législatives du 27 octobre. Plus de 800 bureaux de vote militaires, mobiles et fixes, seront déployés dans tous les secteurs opérationnels dès la semaine prochaine.
La Cour suprême israélienne a jugé vendredi que le député Ofer Cassif, le parti Ra'am et la Liste unie pourront concourir aux élections pour la 26e Knesset, annulant les décisions du Comité central des élections qui les avait disqualifiés. Dans la foulée de l'audience, Sami Abu Shehadeh, chef du parti Balad, a retiré sa candidature.
Benjamin Netanyahou a déposé mardi plusieurs plaintes en diffamation devant le tribunal de district de Jérusalem contre Haaretz, Yedioth Aharonot, Ynet et Channel 12, ainsi que contre six journalistes. Il réclame au moins 2,6 millions de shekels après la publication de récits affirmant qu'il aurait reçu, avant l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, des avertissements des Émirats arabes unis et d'Égypte qu'il n'aurait pas transmis aux responsables sécuritaires. Le Premier ministre dément formellement ces versions, à moins d'un mois des élections législatives du 27 octobre.
À moins d'un mois des élections législatives du 27 octobre, les instituts israéliens livrent des lectures opposées du rapport de force. Certains sondages placent les deux blocs au coude à coude, sans majorité de 61 sièges en vue, tandis qu'un autre donne au bloc de droite une confortable avance. Ce brouillage nourrit déjà les calculs de coalition et les manœuvres devant la Commission électorale centrale.
Cinq sondages publiés après la clôture des listes de candidats à la Knesset dessinent un paysage politique israélien très morcelé, sans avantage net pour aucun des deux blocs. Selon la synthèse rapportée par Maariv, le parti Yashar de Gadi Eisenkot arrive en tête dans quatre enquêtes sur cinq, tandis que le Likoud de Benjamin Netanyahou ne reprend l'avantage que dans un seul sondage, celui d'i24NEWS.