Un rapport de l'inspecteur général américain au Congrès détaille l'ampleur de la coopération de défense aérienne entre Israël, les États-Unis et plusieurs partenaires du Moyen-Orient durant l'opération Epic Fury, menée d'avril à juin. Plus de 6 000 drones et 1 500 missiles balistiques tirés contre les forces américaines et alliées ont été interceptés. Cette architecture régionale, née dans le sillage des Accords d'Abraham, s'est consolidée malgré la guerre déclenchée après le 7 octobre 2023.
Depuis le 8 septembre, les Houthis multiplient les frappes contre l'Arabie saoudite, visant infrastructures énergétiques et sites civils. Face aux limites du Pacte de La Mecque, Riyad s'est tourné vers Washington, qui a discrètement associé Israël à des discussions de sécurité régionale inédites.
L'Arabie saoudite, visée par des attaques houthies de plus en plus audacieuses, chercherait un appui israélien en matière de renseignement via le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient. Cette piste, révélée par la chroniqueuse Fiamma Nirenstein sur JNS et reprise le 18 septembre par le site Kountrass, n'a reçu aucune confirmation officielle de Ryad ni de Jérusalem. Elle intervient alors que le pacte de défense signé en août avec la Turquie et le Pakistan peine à produire des engagements concrets.
L'avancée des rebelles Houthis sur les côtes yéménites de la mer Rouge et leurs frappes répétées en Arabie saoudite poussent Ryad à multiplier les appels à l'aide. Selon plusieurs sources concordantes, une coordination militaire indirecte avec Israël se met en place via le commandement central américain (CENTCOM), sans reconnaissance publique du royaume.
Des officiels de sécurité régionaux confirment à Israel Hayom l'existence de contacts entre l'Arabie saoudite et Israël, transitant par le commandement central américain (CENTCOM). Riyad cherche une assistance en renseignement pour protéger ses infrastructures face aux attaques des Houthis et des milices pro-iraniennes en Irak.
L'Arabie saoudite cherche à renforcer sa défense face à l'escalade des rebelles houthistes au Yémen, qui menacent le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Selon Reuters et Israel Hayom, Riyad aurait sollicité, via le commandement américain CENTCOM, un partage de renseignement avec Israël. Un chercheur du Moshe Dayan Center juge toutefois ce rapprochement peu probable à court terme.