Trump à l'ONU : missiles iraniens, fin de la guerre à Gaza et pression sur Téhéran

Devant l'Assemblée générale des Nations unies réunie à New York, Donald Trump a averti que l'Iran avait développé des missiles capables d'atteindre l'Europe et répété qu'il n'autoriserait jamais Téhéran à obtenir l'arme nucléaire. Le président américain a également revendiqué la fin de la guerre à Gaza et le retour de tous les otages, vivants et décédés.

3 min de lecturePar la rédaction
Trump à l'ONU : missiles iraniens, fin de la guerre à Gaza et pression sur Téhéran
Photo : Gage Skidmore from Surprise, AZ, United States of America · CC BY-SA 2.0 · Wikimedia Commons

Le débat général de l'Assemblée générale de l'ONU s'est ouvert mardi à New York. Donald Trump, deuxième orateur après le Brésil, a consacré une large partie de son intervention à l'Iran et à la guerre à Gaza, deux dossiers qui devraient dominer les échanges diplomatiques durant toute la semaine à Manhattan, où sont réunis plus de 150 chefs d'État et de gouvernement.

La menace balistique iranienne au cœur du discours

Donald Trump a qualifié l'Iran de premier parrain étatique du terrorisme au monde, l'accusant d'avoir semé la mort au Moyen-Orient et au-delà. « Je n'autoriserai jamais le numéro un mondial du terrorisme à posséder l'arme nucléaire », a-t-il martelé, reprenant une formule utilisée tout au long de l'année. Il a rappelé avoir proposé à Téhéran une coopération économique en échange de l'abandon de ses ambitions nucléaires, une offre selon lui rejetée par le régime iranien.

Le président américain a évoqué l'opération Midnight Hammer, la frappe américaine contre les installations nucléaires iraniennes, en déplorant que l'Iran ait ensuite poursuivi son programme. Il a averti que Téhéran avait mis au point des missiles capables d'atteindre l'Europe, exhortant les gouvernements européens à prendre la mesure de cette menace. Selon des propos rapportés en marge de son discours, Trump a évoqué une « grande décision » à venir sur l'Iran, entre un accord négocié ou une frappe décisive, estimant que la délégation iranienne surveillait de près l'issue des élections de mi-mandat américaines.

Trump a également mis en avant les résultats de l'opération Epic Fury, lancée en 2026 contre l'Iran, affirmant que la marine iranienne avait été durement frappée et que les capacités de production de missiles et de drones du pays avaient été gravement endommagées. Il a cité l'inflation sévère qui frappe l'Iran comme preuve de la pression exercée sur le régime et a appelé la communauté internationale à maintenir cette pression, en particulier autour du détroit d'Ormuz, route stratégique pour l'approvisionnement énergétique mondial. Il a rejeté par ailleurs les affirmations selon lesquelles les États-Unis manqueraient de munitions, assurant disposer de stocks importants et prévoir l'ouverture de nouvelles usines de fabrication.

Gaza, un an après un discours sans issue

Donald Trump a rappelé qu'un an plus tôt, lors de son précédent discours devant la même Assemblée, la guerre à Gaza faisait encore rage et que les otages se trouvaient toujours retenus dans les tunnels du Hamas, sans perspective de fin. Il a évoqué la proximité du troisième anniversaire de l'attaque du 7 octobre 2023, au cours de laquelle environ 1 200 personnes avaient été tuées et près de 250 prises en otages, accusant les dirigeants iraniens d'avoir célébré cette attaque.

Le président américain a crédité son administration d'avoir mis fin à la guerre quelques semaines après son intervention de l'an dernier, sauvant selon lui des milliers de vies, et d'avoir permis le retour de la totalité des otages, vivants et décédés. Il a remercié le Conseil de sécurité de l'ONU pour son soutien au plan en 20 points présenté par son administration pour l'avenir de Gaza. Trump a par ailleurs revendiqué le règlement de huit conflits depuis son entrée en fonction, citant notamment le Cambodge et la Thaïlande, le Kosovo et la Serbie, ainsi que l'Arménie et l'Azerbaïdjan, aux côtés de Gaza.

Une semaine diplomatique chargée à New York

À l'issue de son discours, Trump devait rencontrer séparément les premiers ministres britannique et japonais, avant une réunion collective avec les dirigeants et ministres des Affaires étrangères des six pays du Conseil de coopération du Golfe. Le plan de l'administration américaine pour l'après-guerre avec l'Iran, le blocus et la navigation dans le détroit d'Ormuz devaient figurer au centre de ces discussions.

Trump doit quitter New York dès le soir même, le président chinois Xi Jinping devant arriver à Washington mercredi pour une visite d'État que Trump entend accueillir personnellement à la base interarmées d'Andrews. De ce fait, aucune rencontre n'est prévue à New York entre Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahou.

Questions fréquentes

Que représente la menace des missiles iraniens évoquée par Trump ?
Selon Donald Trump, l'Iran a développé des missiles capables d'atteindre l'Europe, un point qu'il a demandé aux gouvernements européens de prendre au sérieux.
Trump a-t-il confirmé le retour de tous les otages de Gaza ?
Il a affirmé que son administration avait obtenu le retour de tous les otages restants, vivants et décédés, quelques semaines après son discours de l'année précédente.
Pourquoi Trump et Netanyahou ne se sont-ils pas rencontrés à New York ?
Trump devait quitter New York le soir même de son discours pour accueillir le président chinois Xi Jinping à Washington, empêchant tout chevauchement avec la visite de Netanyahou.

Sources : Israel Hayom, Arutz Sheva, Arutz Sheva

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