UrgentRAF Fairford : les cinq suspects arrêtés libérés sous caution, piste iranienne examinée

RAF Fairford : les cinq suspects arrêtés libérés sous caution, piste iranienne examinée

Cinq hommes soupçonnés d'avoir préparé un attentat près de la base aérienne britannique de RAF Fairford, utilisée par les bombardiers américains contre l'Iran, ont été libérés sous caution lundi. L'enquête antiterroriste se poursuit, tandis que l'ambassade d'Iran à Londres dément tout lien avec le projet déjoué.

3 min de lecture3 vuesPar la rédaction
RAF Fairford : les cinq suspects arrêtés libérés sous caution, piste iranienne examinée
Photo : Illustration générée par IA

Cinq ressortissants britanniques, âgés de 23 à 25 ans et originaires de Londres, avaient été interpellés dimanche matin près de la base de RAF Fairford, dans le Gloucestershire. La police avait été alertée vers 0h45 par un habitant du secteur signalant trois véhicules suspects se dirigeant vers le site, selon la police antiterroriste britannique. Les hommes étaient soupçonnés d'infractions à la loi sur les explosifs et de préparation d'un acte terroriste en vertu de l'article 5 de la législation antiterroriste.

Les faits établis autour de RAF Fairford

RAF Fairford héberge un important contingent de l'armée de l'air américaine, dont le 501st Combat Support Wing, et sert depuis plusieurs mois de plateforme pour des opérations menées par Washington contre l'Iran. Des bombardiers B-1B Lancer puis des B-52 y ont été déployés, notamment lors de frappes contre des cibles iraniennes en mars, une première pour une base britannique dans ce conflit. Après l'alerte, la police a établi un cordon de sécurité, évacué des habitants du village de Whelford vers un centre de loisirs voisin et déployé une équipe de déminage pour examiner les véhicules signalés. La base a été placée au niveau d'alerte maximal, le FPCON Delta, réservé aux menaces jugées imminentes.

Lundi, Laurence Taylor, responsable de la police antiterroriste britannique, a annoncé la libération sous caution des cinq suspects, tout en précisant que l'enquête n'était pas close. « Nous envisageons cette affaire sous tous les angles possibles, y compris l'hypothèse que ces individus aient agi, sciemment ou non, pour le compte d'un État étranger », a-t-il déclaré. Les cinq hommes restent soumis à des conditions strictes concernant leurs déplacements et leurs contacts.

Téhéran dément, Trump évoque une menace sur les ports

L'ambassade d'Iran à Londres a rejeté toute implication de Téhéran dans l'affaire, qualifiant les informations de presse de « spéculations infondées et malveillantes » relevant, selon elle, d'une « propagande iranophobe ». Elle a accusé les États-Unis et Israël de vouloir alimenter cette rhétorique et a affirmé se réserver le droit de « prendre les mesures légales appropriées » face à ce qu'elle qualifie de récits trompeurs.

Ces dénégations interviennent après que plusieurs médias, dont le Telegraph, ont évoqué une possible piste liée aux Gardiens de la révolution, qui avaient menacé en juillet de considérer RAF Fairford comme une cible militaire légitime en raison de son rôle dans les frappes occidentales. Le président américain Donald Trump a de son côté affirmé que les services américains et britanniques suivaient déjà les suspects avant l'incident. « Nous les avions sous surveillance. Ils cherchaient à causer d'importants dégâts à nos ports », a-t-il déclaré, sans préciser la nature de ces liens. Le ministre britannique de la Défense, Wes Streeting, a pour sa part affirmé que le Royaume-Uni devait régulièrement contrecarrer les tentatives iraniennes de menacer le pays et ses alliés, sans vouloir commenter davantage l'enquête en cours.

Une enquête qui se poursuit

Selon Vicki Evans, responsable de la police antiterroriste, l'opération mobilise des moyens considérables, associant polices locale et nationale, ministère de la Défense et services de renseignement. Les enquêteurs cherchent désormais à établir « les connaissances des suspects et leurs motivations éventuelles » à l'origine de l'incident. Aucun bilan sur d'éventuels explosifs découverts dans les véhicules n'a été communiqué à ce stade, et la police n'a pas précisé si une menace précise avait été identifiée avant l'alerte. La libération sous caution ne met donc pas un terme à l'enquête, qui devra déterminer si un État étranger a joué un rôle, direct ou indirect, dans ce projet visant l'une des bases les plus surveillées du Royaume-Uni.

Questions fréquentes

Pourquoi RAF Fairford est-elle une cible potentielle ?
La base héberge des unités américaines qui ont servi de point de départ à des bombardiers B-1B et B-52 lors de frappes contre l'Iran, ce qui en fait une cible symbolique pour Téhéran selon plusieurs sources.
Les suspects sont-ils toujours poursuivis ?
Oui. Bien que libérés sous caution, les cinq hommes restent soumis à des conditions strictes et l'enquête antiterroriste se poursuit selon la police britannique.
L'Iran a-t-il reconnu un lien avec le projet d'attentat ?
Non. L'ambassade d'Iran à Londres a catégoriquement démenti toute implication, dénonçant des accusations qu'elle qualifie de propagande iranophobe.

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