À l'ONU, Trump évoque une « décision » entre accord et anéantissement de l'Iran
Devant l'Assemblée générale des Nations unies, mardi 22 septembre, Donald Trump a affirmé être confronté à un choix radical face à l'Iran : conclure un accord ou « anéantir » la République islamique. Le président américain a lié toute négociation aux élections de mi-mandat de novembre, alors que Téhéran et Israël doivent, à leur tour, monter à la même tribune cette semaine.

Un choix présenté comme radical à la tribune de l'ONU
Devant la 81e Assemblée générale des Nations unies, à New York, Donald Trump a affirmé mardi 22 septembre être confronté à « une grande décision à prendre » concernant l'Iran. Le président américain a formulé l'alternative en ces termes : soit un accord permettant à la République islamique de « rebâtir un pays plus grand qu'il ne l'a jamais été », soit « l'anéantir rapidement, sans jamais lui laisser l'occasion de tuer et de détruire à nouveau ». Il a évoqué la possibilité de « précipiter le régime en enfer, sans espoir de survie ni d'avenir ».
Le président a toutefois tempéré cette menace en indiquant croire qu'un accord pourrait être trouvé après les élections américaines de mi-mandat, en novembre. Selon lui, Téhéran observe attentivement ce calendrier électoral, bien qu'il ne soit pas lui-même candidat. Après son discours, Trump a précisé aux journalistes que des responsables américains avaient négocié pendant trois heures avec la délégation iranienne, en marge de l'Assemblée générale, par l'intermédiaire de médiateurs. Selon lui, son gendre Jared Kushner et l'émissaire Steve Witkoff ont participé à une réunion qu'il a qualifiée de « très bonne ». Les médias d'État iraniens ont indiqué que le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, représentait Téhéran.
Un discours marqué par la guerre ouverte avec l'Iran
Le président américain s'est attribué le mérite d'avoir empêché l'Iran d'acquérir l'arme nucléaire. Il a évoqué le prochain troisième anniversaire de l'attaque du 7 octobre, rappelant que des terroristes financés par l'Iran avaient « torturé, mutilé et tué 1 200 civils innocents », dont des Américains et de nombreux enfants. Il a cité les propos du guide suprême iranien, qui aurait qualifié le massacre de « service rendu à l'humanité ».
Ce discours intervient alors que les États-Unis se sont joints à Israël, depuis février dernier, dans une campagne militaire contre les capacités iraniennes. Trump a nié que ce conflit ait provoqué une pénurie de munitions américaines, alors qu'un rapport de l'inspection générale du département de la Défense, publié la semaine précédente, évoquait des ruptures de stocks stratégiques et des goulets d'étranglement industriels. « Nous avons plus de munitions que nous ne pourrions jamais en utiliser », a-t-il affirmé. Sur la présence iranienne dans la salle, les comptes rendus divergent : selon certaines sources, la délégation iranienne aurait quitté l'Assemblée pendant l'intervention américaine ; selon d'autres, un seul délégué serait resté, le visage impassible.
Netanyahou et Pezeshkian attendus à la même tribune
Le discours américain n'a pas été isolé. Le secrétaire général sortant de l'ONU, António Guterres, avait pris la parole juste avant Trump, reconnaissant le caractère « abject » de l'attaque du Hamas tout en critiquant l'ampleur de la réponse militaire israélienne à Gaza. Trump a par ailleurs attaqué frontalement la Cour pénale internationale, qu'il a qualifiée de tribunal « antiaméricain », appelant les États membres à s'en retirer, et jugé le Conseil des droits de l'homme de l'ONU coupable d'hypocrisie sur la question de la persécution des chrétiens.
Le calendrier de l'Assemblée générale place l'Iran et Israël dans une séquence rapprochée. Le président iranien Massoud Pezeshkian doit s'adresser à l'Assemblée mercredi, avant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, prévu jeudi pour une intervention brève, sans rencontre programmée avec le président américain.
Questions fréquentes
- Qu'a exactement dit Donald Trump sur l'Iran à l'ONU ?
- Il a affirmé devoir choisir entre un accord avec Téhéran et « l'anéantissement » rapide de la République islamique, tout en jugeant un accord possible après les élections de mi-mandat de novembre.
- Quand Benjamin Netanyahou doit-il s'exprimer à l'Assemblée générale ?
- Le Premier ministre israélien est attendu jeudi, pour une intervention brève, sans rencontre prévue avec Donald Trump.
- Des négociations ont-elles eu lieu avec l'Iran en marge du discours ?
- Selon Donald Trump, des responsables américains, dont Jared Kushner et Steve Witkoff, ont négocié trois heures avec la délégation iranienne via des médiateurs.
Sources : Kountrass, JNS, IsraelValley




