L'Arabie saoudite a demandé la médiation de la Chine et d'Oman pour obtenir un cessez-le-feu avec les Houthis, après l'avancée fulgurante des rebelles yéménites sur la mer Rouge. Riyad redoute un scénario comparable à celui du 7 octobre 2023 sur son propre sol, tandis qu'Israël observe la situation sans intervenir directement.
Les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont pris la ville portuaire de Mokha et l'île de Perim, verrouillant un peu plus le détroit stratégique de Bab el-Mandeb. Plus de 100 000 personnes ont été déplacées par les combats, selon l'ONU, tandis que des analystes proches d'Israël appellent à une réponse régionale coordonnée face à l'expansion de Téhéran.
Trois ans après les premières attaques houthies contre les navires liés à Israël, le port d'Eilat reste largement coupé des routes commerciales internationales, selon une analyse du Jerusalem Post. Les compagnies maritimes n'ont toujours pas repris leurs escales directes malgré les frappes répétées de Tsahal au Yémen. La nouvelle offensive houthie sur le détroit de Bab el-Mandeb, qui menace désormais aussi l'Arabie saoudite, ouvre pour Israël une fenêtre diplomatique inédite.
Les rebelles houthis se sont emparés de l'île stratégique de Mayun, verrou du détroit de Bab el-Mandeb reliant la mer Rouge à l'océan Indien. L'Arabie saoudite, dont les tankers empruntent cette route depuis la fermeture partielle du détroit d'Ormuz, se retrouve prise en étau entre deux menaces iraniennes. Riyad a sollicité une aide indirecte d'Israël, qui affronte seul les Houthis depuis près de trois ans.