À l'approche de Roch Hachana 2026, la question de la sécurité des communautés juives s'impose de New York à la Thaïlande. Le consul général d'Israël à New York, Ofir Akunis, a durci le ton contre le maire Zohran Mamdani, tandis que la Maison Habad de Phuket a annulé son dîner de fête après une alerte des services de sécurité israéliens. Ces deux épisodes distincts illustrent les inquiétudes qui entourent cette année les Grandes Fêtes pour les Juifs d'Israël et de la diaspora.
À l'approche du 25e anniversaire des attentats du 11-Septembre et des Grandes Fêtes juives, l'organisation israélienne CyberWell alerte sur une vague de contenus antisémites en ligne accusant les Juifs d'avoir orchestré ces attaques. À New York, cette résurgence s'ajoute à un climat déjà tendu, où les autorités renforcent la sécurité des synagogues pour Roch Hachana.
L'ambassadeur d'Israël aux Nations unies, Danny Danon, a lancé mercredi 9 septembre 2026 à New York une coalition internationale de lutte contre l'antisémitisme. Il a demandé que ce combat devienne une priorité au moment où l'organisation doit choisir son prochain secrétaire général.
Cinq grandes organisations juives ont présenté mercredi une « Charte des droits des élèves juifs », un texte en six points destiné aux écoles primaires et secondaires d'Amérique du Nord. L'initiative intervient alors que les incidents antisémites dans les établissements scolaires non confessionnels restent élevés, malgré un recul global de l'antisémitisme aux États-Unis en 2025.
À la veille de Rosh Hashanah, la police israélienne et le NYPD annoncent un déploiement inédit autour des synagogues, écoles et lieux de culte juifs. En Israël comme aux États-Unis, les autorités invoquent le contexte sécuritaire et la hausse des actes antisémites pour justifier ce renforcement.
Trois jeunes hommes soupçonnés de préparer une action violente contre la communauté juive de France ont été mis en examen et écroués début septembre. L'enquête, ouverte début juillet par le parquet antiterroriste, révèle des échanges au sein d'un groupe WhatsApp et un lien avec une affaire suivie par le FBI aux États-Unis. Ce dossier relance, en Europe, le débat sur la persistance de la menace djihadiste visant les Juifs.