Téhéran annonce la livraison de chasseurs Su-35 russes après la guerre
Un porte-parole militaire iranien affirme que Téhéran recevra des chasseurs russes Su-35 une fois le conflit avec les États-Unis terminé. Selon lui, le contrat avait été signé avant le début de la guerre fin février, mais la livraison avait été repoussée.

Le général Mohammad Akraminia, présenté selon les sources comme porte-parole des Gardiens de la révolution ou de l'armée iranienne, a déclaré samedi au site iranien Tabnak que les chasseurs Su-35 fabriqués par le constructeur russe Sukhoi arriveront en Iran « après cette guerre ». Il affirme que l'accord avait été finalisé avant le déclenchement du conflit avec les États-Unis fin février, mais que la livraison des appareils n'a pas eu lieu comme prévu.
Un contrat conclu avant la guerre
Selon Akraminia, « les travaux préliminaires nécessaires, y compris le processus d'acquisition et la signature des contrats, avaient déjà été achevés ». Il ajoute que la formation des pilotes était également terminée et qu'« il n'y avait plus de problème à cet égard ». Le porte-parole n'a pas expliqué pourquoi les appareils n'ont finalement pas été livrés avant le début des hostilités. Il n'a pas nommé la Russie explicitement, mais Sukhoi, filiale de la United Aircraft Corporation russe, reste le seul fabricant du Su-35, un chasseur que Moscou autorise certains pays, dont l'Iran, à exploiter.
Un arsenal aérien présenté comme renforcé
Akraminia affirme que l'armée de l'air iranienne ressortira du conflit « avec plus de puissance » et des équipements plus avancés. Il évoque également des progrès réalisés localement en matière de radars terrestres et aéroportés, ainsi que de satellites, qu'il juge indispensables pour exploiter pleinement un appareil comme le Su-35. Le porte-parole affirme en outre que l'Iran n'a utilisé, selon ses propres termes, « pas une seule arme de fabrication étrangère » durant les deux guerres menées contre les États-Unis, une affirmation qui contraste avec l'annonce même d'une acquisition de chasseurs russes.
Les sanctions américaines pointées du doigt
Akraminia attribue les difficultés de reconstruction militaire de l'Iran aux sanctions américaines, qu'il décrit comme touchant non seulement le commerce et le pétrole, mais aussi les technologies de défense. « Les Américains ont absolument refusé de laisser entrer ces nouvelles technologies dans notre pays. Ils ont imposé des sanctions très sévères », a-t-il déclaré, selon le Jerusalem Post. Il affirme que les capacités développées par Téhéran proviennent exclusivement du travail domestique de spécialistes et d'entreprises iraniennes, dites « à forte intensité de connaissances ».
Aucune des deux sources ne précise de calendrier concret pour la livraison des Su-35, ni le nombre d'appareils concernés. Ni Moscou ni Washington n'ont réagi publiquement aux déclarations d'Akraminia à ce stade. L'évolution du dossier dépendra du calendrier de fin des hostilités entre l'Iran et les États-Unis, dont aucune date précise n'a été communiquée par les sources.
Questions fréquentes
- Qu'est-ce que le Su-35 ?
- Le Su-35 est un chasseur russe conçu et produit par Sukhoi, filiale de la United Aircraft Corporation. La Russie autorise certains pays, dont l'Iran, à l'exploiter.
- Quand l'Iran recevra-t-il ces appareils ?
- Selon le porte-parole militaire iranien, la livraison interviendra après la fin de la guerre avec les États-Unis, sans date précise communiquée.
- Pourquoi la livraison avait-elle été retardée ?
- Le porte-parole affirme que les appareils devaient arriver avant le déclenchement du conflit fin février, sans en expliquer la raison du retard.
Dossier Iran



