Netanyahou publie une image d'explosion nucléaire sur Tel-Aviv, deux jours avant les élections
Deux jours avant le scrutin législatif du 27 octobre, Benjamin Netanyahou a publié une image générée par IA montrant un champignon nucléaire au-dessus de Tel-Aviv. Le Premier ministre y renouvelle son avertissement sur la menace existentielle iranienne, provoquant une vive réaction de l'opposition.

Benjamin Netanyahou a partagé dimanche, sur son compte Instagram officiel puis sur X, un message reprenant les propos de Yuval Bloomberg, accompagné d'une image montrant une explosion nucléaire simulée au-dessus d'une ville qui ressemble à Tel-Aviv. Le texte qu'il relaie affirme que les controverses du moment, l'affaire Qatargate, le dossier Urich, le débat sur l'exemption de service militaire des ultra-orthodoxes, ne sont qu'un "écran de fumée" destiné à masquer l'unique enjeu qui, selon lui, surplombe tous les autres : la menace nucléaire iranienne.
La menace iranienne au centre de la campagne
Dans son message, Netanyahou affirme que l'État d'Israël fait face à un danger existentiel réel et tangible et qu'il faut encore deux ans, aux côtés de Donald Trump, pour "terminer le travail" en Iran. Cette ligne tranche avec ses déclarations de juin 2025, à l'issue de l'opération Rising Lion, lorsqu'il avait proclamé une "victoire historique" et affirmé avoir "éliminé" la menace d'anéantissement par les armes nucléaires et par les missiles balistiques iraniens. Huit mois plus tard, le 28 février, Israël et les États-Unis lançaient pourtant l'opération Roaring Lion contre les mêmes installations, Netanyahou expliquant alors que Téhéran s'employait à reconstruire ses capacités nucléaires et balistiques sous terre.
Selon l'Agence internationale de l'énergie atomique, l'Iran disposerait encore d'environ 440 kilogrammes d'uranium enrichi à 60 %, pour partie stockés dans un complexe souterrain à Ispahan, un stock déjà évoqué par un responsable sécuritaire israélien après l'opération de juin 2025. Une analyse publiée par Israel Hayom relève que le discours officiel est passé, au fil des mois, de l'"élimination" de la menace à son simple "éloignement", tout en soulignant que Téhéran a renforcé son réseau de supplétifs régionaux et intensifié ses tirs contre la Jordanie depuis le cessez-le-feu d'avril.
L'opposition dénonce une instrumentalisation de la peur
Le président du parti Yashar, Gadi Eisenkot, ancien chef d'état-major de Tsahal, a réagi en accusant le Premier ministre d'hystérie et de recourir, "comme à chaque campagne électorale", à la méthode du mensonge et de la peur. Il a affirmé que Netanyahou menaçait désormais les citoyens israéliens d'une annihilation de masse après avoir, selon lui, échoué à atteindre les objectifs de la guerre contre l'Iran.
Le chef des Démocrates, Yair Golan, a pour sa part demandé que le Premier ministre soit tenu éloigné des réseaux sociaux, estimant que "l'homme et son entourage ont perdu la raison" à l'approche du scrutin. Les deux dirigeants ont promis que les électeurs sanctionneraient, selon eux, cette stratégie dans les urnes.
Le scrutin du 27 octobre doit trancher
Le message de Netanyahou intervient alors que le dossier iranien occupe une place centrale dans les derniers jours de campagne, aux côtés des controverses sur le Qatargate et l'exemption de service militaire des ultra-orthodoxes. Les électeurs israéliens se rendront aux urnes le 27 octobre, un scrutin dont l'issue déterminera, selon le Premier ministre, la capacité d'Israël à "terminer le travail" face à l'Iran dans les deux prochaines années.
Questions fréquentes
- Que montre l'image publiée par Netanyahou ?
- Une illustration générée par IA représentant un champignon nucléaire au-dessus d'une ville ressemblant à Tel-Aviv, publiée sur son compte Instagram officiel deux jours avant les élections.
- Quelles opérations militaires contre l'Iran sont évoquées ?
- L'opération Rising Lion en juin 2025, après laquelle Netanyahou avait annoncé l'élimination de la menace nucléaire, puis l'opération Roaring Lion lancée le 28 février 2026.
- Comment l'opposition a-t-elle réagi ?
- Gadi Eisenkot (Yashar) et Yair Golan (Démocrates) ont accusé Netanyahou d'instrumentaliser la peur à des fins électorales, à deux jours du scrutin du 27 octobre.
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