Élections en Israël : Eisenkot devance Netanyahou mais aucun bloc n'a de majorité
À neuf jours du scrutin, quatre sondages publiés par Maariv, la Chaîne 13, Kan News et la Chaîne 12 placent le parti Yashar de Gadi Eisenkot en tête devant le Likoud de Benjamin Netanyahou. Mais aucun des deux blocs politiques ne s'approche des 61 sièges nécessaires pour gouverner seul à la Knesset.

Les quatre enquêtes d'opinion dessinent un tableau presque identique : l'opposition sioniste obtient en moyenne 51,25 sièges, contre 51 pour le bloc de Benjamin Netanyahou. Cette quasi-égalité laisse les partis arabes et les petites formations proches du seuil électoral en position d'arbitres à dix jours du vote.
Quatre sondages, un même constat
Dans l'enquête de Maariv, les partis arabes gagnent chacun un siège par rapport à la semaine précédente, pour un total combiné de 14 sièges. Le Likoud perd deux sièges et tombe à 18. Le bloc de la coalition ne recule toutefois que d'un siège, à 51, grâce au gain d'un siège du Judaïsme unifié de la Torah, porté à huit, et au franchissement du seuil électoral par le parti Peuple d'Israël, crédité de quatre sièges. Israel Beytenou perd un siège, à huit, ce qui ramène l'opposition sioniste à 51 sièges également.
La Chaîne 13 crédite le bloc de Netanyahou de 51 sièges, contre 55 dans le sondage précédent. Le Likoud y perd deux sièges, à 18, tandis que Yashar conserve sa tête avec 20 sièges. Le bloc d'Eisenkot reste stable à 50 sièges, et les partis arabes obtiennent 15 sièges au total.
Kan News, en revanche, donne l'avantage à Netanyahou : son bloc y recueille 53 sièges, contre 50 pour celui d'Eisenkot, soit trois sièges d'écart. Enfin, la Chaîne 12 place Yashar en tête avec 23 sièges, contre 20 pour le Likoud, et situe l'opposition à 54 sièges contre 49 pour la coalition, les partis arabes obtenant 13 sièges.
Les partis arabes et les petites formations, arbitres du scrutin
En moyenne des quatre sondages, les partis arabes recueillent 13,75 sièges, tandis que la formation commune de Yoaz Hendel et Yaron Zelekha reste créditée de quatre sièges, hors de la répartition entre les deux blocs. En additionnant l'opposition sioniste et les partis arabes, le total moyen atteint 65 sièges, au-dessus du seuil de majorité, mais cette addition suppose une coopération que les partis arabes n'ont pas confirmée.
Le sort du parti Peuple d'Israël illustre l'incertitude qui entoure cette élection. Selon le sondage Maariv, cette formation franchit le seuil électoral avec quatre sièges. Selon la Chaîne 12, elle reste au contraire sous ce seuil, avec seulement 1,8 % des intentions de vote.
Les projections par parti
Sur l'ensemble des quatre enquêtes, le parti Yashar de Gadi Eisenkot obtient en moyenne 21,5 sièges, devant le Likoud de Benjamin Netanyahou, crédité de 19 sièges. Le parti de Naftali Bennett reste nettement en retrait, avec une moyenne de 12,5 sièges.
Les instituts de sondage soulignent que cette moyenne, calculée à partir de quatre enquêtes distinctes, ne constitue ni un nouveau sondage ni une prévision du résultat final. À neuf jours du vote, l'écart entre les deux blocs sioniques reste inférieur à la marge d'erreur habituelle de ce type d'enquêtes, ce qui rend la composition de la future coalition impossible à anticiper avant le jour du scrutin.
Questions fréquentes
- Qui est en tête des sondages avant les élections israéliennes ?
- Le parti Yashar de Gadi Eisenkot devance le Likoud de Benjamin Netanyahou dans les quatre sondages publiés par Maariv, la Chaîne 13, Kan News et la Chaîne 12.
- Un bloc peut-il déjà former une majorité à la Knesset ?
- Non, selon la moyenne des quatre sondages, l'opposition sioniste obtient 51,25 sièges et le bloc de Netanyahou 51, loin des 61 sièges nécessaires.
- Quel rôle jouent les partis arabes dans ce scrutin ?
- Crédités en moyenne de 13,75 sièges, ils ne sont affiliés à aucun des deux blocs et pourraient devenir décisifs dans la formation de la prochaine coalition.
Dossier Élections israéliennes 2026



