Les rebelles yéménites pro-iraniens ont saisi l'île de Mayoun, verrouillant l'accès au détroit de Bab al-Mandeb, passage clé entre mer Rouge et océan Indien. Cette avancée militaire, qui suit la prise du port de Moka, inquiète les capitales occidentales et les pays du Golfe. Israël, dont plusieurs navires transitent par cette route, suit la situation de près.
Le président américain Donald Trump a rejeté une double demande du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui souhaitait une intervention militaire directe des États-Unis contre les rebelles houthis au Yémen. Washington confirme son soutien logistique à Riyad mais exclut, pour l'instant, tout engagement militaire direct.
Selon le quotidien libanais Al Akbar, citant des sources diplomatiques américaines, le Premier ministre Benjamin Netanyahou aurait proposé à Washington qu'Israël rejoigne une campagne régionale contre les Houthis au Yémen. Cette information, non confirmée par Israël, survient alors que le groupe soutenu par l'Iran progresse dans l'ouest du Yémen et menace les routes maritimes du détroit de Bab al-Mandab.
Le mouvement houthiste, soutenu par l'Iran, a pris le contrôle de la ville portuaire de Mocha, au Yémen, à moins de 50 miles du détroit de Bab el-Mandab. Cette avancée, obtenue après le retrait des forces gouvernementales yéménites, renforce l'emprise houthiste sur une voie maritime cruciale pour le commerce mondial et suscite l'inquiétude des acteurs régionaux, dont Israël.