L'administration Trump a annoncé vendredi des sanctions visant l'ensemble de la Cour pénale internationale, quelques heures après l'attribution du prix Nobel de la paix à l'ancienne juge sud-africaine Navi Pillay. Le secrétaire d'État Marco Rubio a justifié cette mesure par la volonté d'empêcher la Cour de poursuivre des citoyens américains. Benjamin Netanyahou, visé par un mandat d'arrêt de la CPI depuis 2024, a salué la décision.
Quelques heures après l'annonce du prix Nobel de la paix 2026 à la juriste sud-africaine Navi Pillay, Benjamin Netanyahou l'a qualifiée de « fanatique » et l'administration Trump a imposé des sanctions contre la Cour pénale internationale. Le président américain a lui-même raillé le choix du comité d'Oslo, affirmant n'avoir « jamais entendu parler » de la lauréate. Jérusalem dénonce une distinction qui légitime, selon lui, des accusations de génocide qu'il juge mensongères.
À la veille de son discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, Benjamin Netanyahou a accusé le maire de New York Zohran Mamdani de soutenir le Hamas et d'inciter à des violences contre les Juifs de la ville. Cette riposte fait suite aux nouvelles attaques de l'édile new-yorkais, qui réclame le respect du mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale contre le Premier ministre israélien.
L'administration Trump s'apprête à sanctionner la Cour pénale internationale dans son ensemble, et non plus seulement certains de ses responsables. Selon le Wall Street Journal et des sources citées par Reuters, la mesure pourrait couper la Cour du système financier mondial et être annoncée dès cette semaine, en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York.
Le maire de New York, Zohran Mamdani, a annoncé mercredi qu'il ne participera à aucune manifestation contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors de la venue de celui-ci à l'Assemblée générale de l'ONU. Il affirme n'avoir jamais appelé les New-Yorkais à protester, alors qu'il avait lui-même présenté cette option en juillet après avoir renoncé à faire arrêter le dirigeant israélien.