Royaume-Uni : Israël ferme le consulat de Jérusalem et impose des contre-mesures
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a annoncé la mise en œuvre d'une série de mesures de rétorsion contre le Royaume-Uni, après de nouvelles sanctions britanniques visant Israël. Le consulat général britannique à Jérusalem a cessé ses activités, avant qu'un accord limitant son format ne soit trouvé entre les deux gouvernements.

Gideon Saar a confirmé l'application intégrale des quatre mesures qu'il avait annoncées le 8 septembre : retrait des représentants britanniques du centre d'assistance humanitaire de Kiryat Gat, arrêt de la formation britannique des forces de l'Autorité palestinienne en Judée et Samarie, interdiction d'entrée sur le territoire israélien pour douze élus et citoyens britanniques accusés de propos antisémites ou de négation de l'existence d'Israël, et fermeture du consulat général à Jérusalem.
Cette fermeté répond, selon le chef de la diplomatie israélienne, à une accumulation de décisions prises par le gouvernement travailliste depuis son arrivée au pouvoir en juillet 2024. Londres a notamment reconnu de façon unilatérale un « État palestinien » de facto en septembre 2025, rétabli son financement de l'UNRWA, suspendu les licences d'exportation d'armement vers Israël, sanctionné des ministres ainsi que des personnes et entités israéliennes, et gelé les négociations commerciales et la coopération militaire bilatérale.
Les sanctions britanniques en cause
La décision la plus récente de Londres porte sur un nouveau train de sanctions visant les implantations de Judée et Samarie, assorti d'une prolongation de la suspension des licences d'armement vers Israël. Gideon Saar dénonce par ailleurs un discours qu'il juge hostile, incluant selon lui de fausses accusations de « nettoyage ethnique » portées contre l'État hébreu.
Un accord pour limiter l'escalade
Après des échanges menés la semaine dernière pour éviter une dégradation supplémentaire des relations bilatérales, Jérusalem et Londres sont parvenus à un compromis. Le consul général et l'ensemble des vingt diplomates affectés au consulat ont quitté leurs fonctions et le territoire israélien le jour même de la fermeture. Le bâtiment, propriété du gouvernement britannique, pourra toutefois accueillir une équipe réduite de sept diplomates, dont les activités resteront très encadrées. Les deux parties se sont également engagées à maintenir un dialogue gouvernemental permettant à chacune d'aborder les sujets qui lui importent.
Gideon Saar insiste sur le fait que la coopération en matière de sécurité et de renseignement entre les deux pays demeure solide, citant la transmission récente par Israël d'informations utiles à Londres dans le dossier de la base aérienne de Fairford. Il rappelle qu'aucune nouvelle mesure ne sera prise contre Israël à la suite de l'application des résolutions britanniques, conformément aux termes de l'accord conclu.
La position de principe affichée par Jérusalem
Le ministre affirme qu'Israël n'est pas à l'origine de cette crise diplomatique et qu'il reste ouvert à de bonnes relations avec l'ensemble des pays du monde. Il prévient cependant que toute initiative hostile à Israël entraînera systématiquement une riposte proportionnée, et qu'aucun État n'a intérêt à s'engager dans cette voie. Selon lui, la période où Israël subissait sans réagir les pressions diplomatiques internationales touche à sa fin, aussi bien sur le plan sécuritaire que politique.
Aucune nouvelle échéance n'a été communiquée pour une éventuelle évolution du format consulaire, les deux gouvernements ayant seulement convenu de poursuivre leurs échanges sur les sujets bilatéraux en suspens.
Questions fréquentes
- Pourquoi le consulat britannique de Jérusalem a-t-il fermé ?
- En réponse à de nouvelles sanctions britanniques visant les implantations de Judée et Samarie et à la suspension prolongée des licences d'exportation d'armement vers Israël, Jérusalem a mis en œuvre les mesures annoncées le 8 septembre par Gideon Saar.
- Le consulat britannique reste-t-il totalement fermé ?
- Non. Un accord autorise le maintien d'une équipe réduite de sept diplomates britanniques dans le bâtiment, avec des activités très limitées.
- La coopération sécuritaire entre Israël et le Royaume-Uni est-elle rompue ?
- Selon Gideon Saar, la coopération en matière de sécurité et de renseignement se poursuit, malgré les tensions diplomatiques entre les deux gouvernements.
Dossier Judée et Samarie




