Mont Herzl : Israël commémore le 7 octobre trois ans après le massacre
Trois ans après le massacre du 7 octobre, Israël a observé lundi sa journée nationale de commémoration. Au mont Herzl, à Jérusalem, deux cérémonies officielles ont réuni la présidence de l'État, le gouvernement et les chefs de la sécurité pour honorer les victimes et les soldats tombés depuis l'attaque.

Fixée par la loi au 24 Tishri, deux jours après Simhat Torah, la journée nationale de commémoration du 7 octobre est tombée cette année le 5 octobre, soit deux jours avant l'anniversaire du calendrier grégorien. Contrairement à Yom HaShoah ou Yom Hazikaron, ce jour reste un jour ouvré ordinaire : aucune sirène nationale n'a retenti, mais les drapeaux ont été mis en berne dans les institutions de l'État, les commissariats, les prisons et les bases de Tsahal, et les programmes de radio et de télévision ont été adaptés en conséquence.
Deux cérémonies au mont Herzl
La cérémonie nationale s'est tenue en matinée sur le site commémoratif du mont Herzl, en présence du président Isaac Herzog, du premier ministre Benjamin Netanyahou, du ministre de la Défense Israël Katz, du chef d'état-major Eyal Zamir, du commissaire de police Daniel Levy, du chef du Shin Bet David Zini et du chef du Mossad Roman Gofman. Le président de la Cour suprême, Isaac Amit, a lui aussi déposé une gerbe, aux côtés des autres personnalités.
En fin d'après-midi, une seconde cérémonie d'État s'est déroulée devant le monument dédié aux victimes du terrorisme, toujours au mont Herzl, de nouveau en présence de Netanyahou et Herzog. Au total, des dizaines d'autres cérémonies, rassemblements, témoignages et veillées ont eu lieu dans tout le pays au cours de la journée.
Un juge contesté pendant la cérémonie
Des images diffusées lundi par des médias israéliens montrent un participant reprochant à Isaac Amit de ne pas être « digne » de déposer une gerbe lors de la cérémonie. L'incident, survenu pendant que le président de la Cour suprême s'acquittait de ce geste protocolaire aux côtés du premier ministre, intervient sur fond de tensions persistantes autour de l'institution judiciaire. Ni la Cour suprême ni les organisateurs de la cérémonie n'ont commenté l'incident dans l'immédiat.
Netanyahou : empêcher un nouveau 7 octobre
Lors de la cérémonie d'État consacrée aux soldats et membres des forces de sécurité tombés pendant la guerre dite « Épées de fer », Benjamin Netanyahou a centré son discours sur la réponse d'Israël depuis le 7 octobre et sur les sacrifices consentis par les soldats engagés sur plusieurs fronts. Il a insisté sur l'affaiblissement des ennemis d'Israël, présentant la guerre comme un combat pour la survie et la sécurité du pays à long terme. Le premier ministre a réaffirmé que le Hamas ne devait pas reprendre le contrôle de Gaza et qu'Israël devait conserver la capacité d'empêcher un nouveau 7 octobre.
Trois ans après une attaque qui a coûté la vie à environ 1 200 Israéliens, pour la plupart des civils, et marqué durablement des dizaines de milliers d'autres, les cérémonies de cette année interviennent alors que le pays a mené des opérations contre le Hezbollah au Liban, contre le programme nucléaire iranien et contre les chefs du Hamas à Gaza. Les prochaines étapes, notamment le retour des derniers corps d'otages, resteront suivies de près par les familles et l'opinion publique.
Questions fréquentes
- Pourquoi la cérémonie a-t-elle eu lieu le 5 octobre et non le 7 ?
- La loi fixe la journée nationale au 24 Tishri, deux jours après Simhat Torah. Cette année, cette date correspond au 5 octobre, deux jours avant l'anniversaire du calendrier grégorien.
- Le 7 octobre est-il un jour férié en Israël ?
- Non, il reste un jour ouvré ordinaire. Seuls les drapeaux sont mis en berne et les programmes audiovisuels adaptés, sans sirène nationale.
- Qui a participé aux cérémonies au mont Herzl ?
- Le président Isaac Herzog, le premier ministre Benjamin Netanyahou, le ministre de la Défense Israël Katz, le chef d'état-major Eyal Zamir, le commissaire de police Daniel Levy, le chef du Shin Bet David Zini, le chef du Mossad Roman Gofman et le président de la Cour suprême Isaac Amit.
Dossier Le 7 octobre et les otages




