Jénine : un réseau de fabrication de roquettes démantelé, six suspects mis en examen
La police israélienne et le Shin Bet ont mis au jour une filière de fabrication de roquettes et d'engins explosifs dans la région de Jénine. Six résidents de la zone, âgés d'une trentaine d'années, ont été inculpés mardi après avoir admis avoir testé et amélioré ces projectiles destinés à être utilisés contre Israël et ses forces de sécurité.

L'unité centrale du district de Judée et Samarie de la police israélienne et le Shin Bet ont annoncé le démantèlement d'une infrastructure clandestine de production de roquettes et de dispositifs explosifs dans la région de Jénine. Selon le parquet, les six suspects visés, tous résidents de ce secteur et âgés d'une trentaine d'années, avaient été interpellés ces derniers mois au terme d'une enquête menée par la division antiterroriste de l'unité centrale et le Shin Bet.
L'acte d'accusation, déposé mardi matin, leur reproche d'avoir mis en place une infrastructure destinée à produire des roquettes et des engins explosifs en vue d'une utilisation contre Israël et ses forces de sécurité. Les enquêteurs ont établi que la cellule avait fabriqué un corps de roquette ainsi que des engins explosifs, et procédé à trois tirs d'essai.
Les aveux des suspects sur les tirs de roquettes à Jénine
L'un des suspects a reconnu, lors de son interrogatoire, avoir participé à la création du réseau et défini ses objectifs. Il a précisé que les tirs d'essai menés par les membres de la cellule avaient donné des résultats jugés satisfaisants en matière de puissance et de portée. Toujours selon son témoignage, le groupe ne s'est pas arrêté après les premiers essais : les résultats de chaque tir étaient analysés, puis des améliorations apportées avant de nouveaux essais, dans le but de renforcer les capacités des roquettes produites.
Un autre suspect a admis avoir aidé la cellule à se procurer des explosifs et avoir vendu des armes à ses membres. Les enquêteurs estiment que certaines de ces armes figurent parmi celles saisies lors des arrestations. L'enquête a également révélé que le principal suspect était en contact, via une application de messagerie, avec une personne se trouvant hors d'Israël, qui lui transmettait des informations sur les matériaux nécessaires à la fabrication d'explosifs.
Le matériel saisi par les forces de sécurité
Au cours de l'opération, les forces de sécurité ont saisi des armes, dont un fusil M16 et un composant de lance-roquettes RPG, ainsi que des documents et du matériel pédagogique contenant des instructions pour la fabrication d'explosifs et de roquettes. Ces éléments, ajoutés aux aveux recueillis, constituent le socle des charges retenues contre les six mis en cause.
La suite de la procédure judiciaire
Le parquet a déposé une déclaration formelle contre les six suspects, étape qui précède l'inculpation définitive. Le dossier doit désormais suivre son cours devant la justice militaire compétente pour les affaires de sécurité en Judée et Samarie. Les autorités israéliennes présentent cette opération comme une illustration du travail conjoint de l'unité centrale du district et du Shin Bet pour prévenir la constitution de capacités de tir de roquettes depuis la région.
Questions fréquentes
- Qui sont les suspects inculpés dans l'affaire de Jénine ?
- Six résidents de la région de Jénine, âgés d'une trentaine d'années, arrêtés ces derniers mois dans le cadre d'une enquête menée par l'unité centrale du district de Judée et Samarie et le Shin Bet.
- Qu'a révélé l'enquête sur la fabrication des roquettes ?
- La cellule avait fabriqué un corps de roquette et des engins explosifs, effectué trois tirs d'essai, puis amélioré les projectiles après analyse des résultats.
- Quelles armes ont été saisies lors de l'opération ?
- Un fusil M16, un composant de lance-roquettes RPG, ainsi que des documents et du matériel instructif sur la fabrication d'explosifs et de roquettes.
Dossier Judée et Samarie



