Élections du 27 octobre : la police israélienne annonce être prête à tout scénario
À deux jours du scrutin pour la 26e Knesset, la police israélienne affirme avoir finalisé ses préparatifs sécuritaires, en coordination avec le Shin Bet et Tsahal. Les autorités veulent garantir le déroulement du vote même en cas de tirs de roquettes ou de missiles.

Le commissaire de la police israélienne, Danny Levi, a réuni mercredi ses principaux commandants pour faire le point sur la préparation du jour des élections. Dans un communiqué conjoint avec la Commission électorale centrale, il a assuré que la police est « prête pour tout scénario afin de préserver l'intégrité des élections, sur tous les plans opérationnels ».
Un dispositif coordonné entre police, Shin Bet et Tsahal
La directrice générale par intérim de la Commission électorale centrale, Din Livneh, a salué une coopération « sans précédent dans son ampleur » avec la police, évoquant un niveau de préparation « record ». La réunion de mercredi s'est tenue en présence de représentants de Tsahal et du Shin Bet. Un centre de commandement conjoint, associant police, Shin Bet et commandement du front intérieur, évalue en continu les menaces pesant sur le scrutin du 27 octobre, qu'il s'agisse d'alertes aux roquettes près des frontières, d'attaques terroristes ou d'un tir de missiles iraniens juste avant l'ouverture des bureaux de vote.
Levi a par ailleurs rappelé que la police reste « professionnelle et apolitique », précisant avoir ordonné qu'aucun policier n'exprime d'opinion politique en service, sous peine de ne plus pouvoir continuer à servir.
Des menaces prises au sérieux par le gouvernement
Le ministre de la Défense Israël Katz a averti mardi qu'Israël avait identifié des tentatives de l'Iran et de ses relais visant à mener des attentats destinés à peser sur les résultats du vote. Il a appelé à l'unité face aux désaccords politiques et promis que quiconque s'en prendrait à Israël avant ou après le scrutin « paierait le prix le plus lourd ».
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a lui aussi mis en garde son cabinet contre une tentative du Hamas de « défier » Israël à l'approche des élections, assurant que le pays était prêt à déjouer de telles manœuvres et à répondre « avec une force considérable ». Lors d'une visite dans la zone de la barrière de sécurité en Samarie, il a également évoqué un risque de « retournement de canons » de la part de l'Autorité palestinienne, sans plus de précision. Le chef d'état-major Eyal Zamir a annoncé le déploiement de la 98e division en territoires de Judée et Samarie, invoquant une hausse des alertes du renseignement et un risque accru d'escalade multifronts.
Que prévoit la loi en cas d'attaque le jour du vote
Selon la Commission électorale centrale, de nombreux bureaux de vote ont été installés dans des espaces protégés, ou à proximité d'abris lorsque ce n'était pas possible. En cas de sirène, le secrétaire du bureau doit sécuriser l'urne et les bulletins et faire évacuer les lieux vers un espace protégé. La loi électorale autorise la suspension du vote, sa reprise ou l'extension des horaires, sans dépasser 24 heures au-delà de l'heure de clôture légale.
Le report de l'ensemble du scrutin national, en revanche, exigerait une loi votée par au moins 80 des 120 députés de la Knesset, un seuil qui n'a été atteint qu'une seule fois, en 1973, pendant la guerre du Kippour. Le président de la Commission électorale, Noam Sohlberg, a rappelé qu'un tel report ne pourrait être qu'« un dernier recours, limité et justifié », et non un moyen pour le pouvoir en place de prolonger son mandat.
Le président Isaac Herzog a quant à lui inauguré jeudi les premiers votes anticipés à l'ambassade d'Israël à Bakou, en Azerbaïdjan, réservés aux diplomates et à leurs familles en poste à l'étranger. Le scrutin pour la 26e Knesset se tiendra le 27 octobre sur l'ensemble du territoire.
Questions fréquentes
- Les élections du 27 octobre peuvent-elles être reportées en cas d'attaque ?
- Un report national nécessiterait une loi votée par au moins 80 des 120 députés de la Knesset et la preuve qu'un vote libre et équitable est impossible. Ce cas ne s'est produit qu'une fois, en 1973.
- Que se passe-t-il si une sirène retentit dans un bureau de vote ?
- Le secrétaire du bureau sécurise l'urne et les bulletins, fait évacuer les électeurs vers un abri, puis le vote peut reprendre ou être prolongé jusqu'à 24 heures après l'heure légale de clôture.
- Quelles menaces la police israélienne a-t-elle identifiées avant le scrutin ?
- Le ministre de la Défense a évoqué des tentatives attribuées à l'Iran et à ses relais pour mener des attentats visant à influencer le résultat du vote, tandis que Tsahal a renforcé sa présence en Judée et Samarie.
Dossier Élections israéliennes 2026



