Benny Gantz jette l'éponge, Liberman accuse Trump de s'ingérer dans la campagne
Benny Gantz, chef du parti Kahol Lavan, a renoncé à poursuivre la course électorale, selon l'éditorialiste Ben Caspit du Jerusalem Post. Au même moment, Avigdor Liberman accuse Donald Trump de chercher à diriger Israël par l'intermédiaire de Benjamin Netanyahou, qu'il surnomme « Bibi le pantin ».

Benny Gantz, ancien chef d'état-major et ancien ministre de la Défense, a mis fin à sa candidature. C'est ce qu'affirme l'éditorialiste Ben Caspit dans les colonnes du Jerusalem Post, saluant une décision qu'il juge tardive mais juste : « Mieux vaut tard que jamais. »
Gantz, quarante-cinq ans au service de l'Etat
Selon Ben Caspit, Gantz a consacré quarante-cinq ans de sa vie à l'Etat d'Israël, d'abord comme chef d'état-major de Tsahal, puis comme ministre de la Défense. L'éditorialiste rappelle qu'il avait accepté, pendant la pandémie de Covid-19, un gouvernement d'union avec Benjamin Netanyahou, puis qu'il avait rejoint le cabinet de guerre après le 7 octobre. Deux choix critiqués a posteriori, mais que Ben Caspit attribue à son attachement au pays plutôt qu'au calcul politique. L'éditorialiste refuse de se joindre à ce qu'il appelle le « lynchage » de la carrière politique de Gantz, estimant que l'homme a « toujours agi avec de bonnes intentions », malgré des erreurs.
Liberman accuse Trump d'ingérence
Parallèlement, le président de Yisrael Beytenu Avigdor Liberman a vivement critiqué, lors d'un entretien à 103FM, le soutien affiché par Donald Trump à Benjamin Netanyahou. Réagissant à une déclaration de soutien du président américain publiée dimanche, Liberman a estimé que Trump « trouve très pratique de diriger Israël via Bibi le pantin ». Il a cité des propos attribués au président américain selon lesquels Netanyahou n'attaquerait pas Beyrouth parce que Trump le lui aurait demandé. « J'apprécie le président Trump, il a réellement beaucoup fait pour les citoyens d'Israël, mais la décision appartient aux citoyens d'Israël », a-t-il ajouté, insistant sur la souveraineté de l'Etat.
Liberman a par ailleurs écarté toute participation à un gouvernement minoritaire, qu'il qualifie de « piège dangereux », rappelant qu'après le 7 octobre, l'opinion israélienne a basculé vers la droite. Il a également condamné les propos tenus sur Channel 14 par l'animateur Yinon Magal, qui aurait qualifié l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot de « singe ». Liberman a dénoncé une « coalition raciste », évoquant aussi des imitations jugées offensantes de l'accent russe attribuées au ministre Chikli, et des attaques visant la famille Bibas.
Vers une recomposition des blocs
Liberman a précisé qu'il ne rejoindrait aucun gouvernement dépendant de partis refusant, selon lui, de condamner le Hamas. Il a été interrogé sur sa décision de surnommer Gadi Eisenkot « Gantz 2 », signe des tensions persistantes entre les différentes formations qui aspirent à remplacer Netanyahou. Avec le retrait annoncé de Gantz, les équilibres au sein du bloc anti-Netanyahou devront se redéfinir, tandis que Liberman maintient sa ligne d'exclusion vis-à-vis des partis religieux et des formations jugées peu fermes face au Hamas.
Questions fréquentes
- Pourquoi Benny Gantz quitte-t-il la course électorale ?
- Selon l'éditorialiste Ben Caspit, Gantz a choisi d'abandonner une « voie sans issue » après des mois de tensions politiques, une décision qualifiée de « bonne décision, mieux vaut tard que jamais ».
- Que reproche Avigdor Liberman à Donald Trump ?
- Liberman accuse le président américain de vouloir diriger Israël par l'intermédiaire de Netanyahou, qu'il surnomme « Bibi le pantin », et rejette toute ingérence dans les affaires souveraines d'Israël.
- Quelle ligne Liberman fixe-t-il pour un futur gouvernement ?
- Il exclut de rejoindre un gouvernement minoritaire ou dépendant de partis refusant de condamner le Hamas, qu'il juge instable et dangereux.
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