Trois hommes armés ont ouvert le feu vendredi devant une église grecque-orthodoxe du sud de la Jordanie, en pleine procession funéraire, faisant neuf morts. Trois jours plus tard, l'armée jordanienne a frappé des positions dans le sud-est syrien en représailles, provoquant un échange d'accusations avec Damas.
Le Premier ministre israélien a révélé jeudi, devant la communauté druze de Yarka, avoir personnellement appelé le président syrien Ahmed al-Sharaa pendant les massacres de l'été 2025. Selon Benjamin Netanyahou, cet échange « très court et très sec » a mis fin aux tueries visant les Druzes dans le sud de la Syrie. Le ministre de la Défense Israël Katz a averti que Damas pourrait reprendre ses attaques si Netanyahou n'était pas réélu.
L'armée israélienne a mené vendredi une frappe aérienne précise contre Yusuf Ali al-Hassoun, un terroriste opérant sous les ordres de Téhéran, près de la frontière entre le Liban et la Syrie. Selon Tsahal, l'homme préparait depuis un an des attaques contre des soldats et des civils israéliens dans le sud syrien.
Dimanche soir, des soldats de la brigade Carmeli de Tsahal ont abattu un individu qui tentait de s'approcher d'un poste militaire israélien dans la zone de sécurité syrienne, entre les villages de Hader et Kuneitra. L'armée affirme que l'homme n'a pas obéi aux sommations avant d'escalader le talus protégeant la position. Damas a aussitôt dénoncé une nouvelle « violation » de sa souveraineté.
Le président syrien Ahmed al-Sharaa a affirmé mardi soir à New York que des pourparlers directs avec Israël, menés depuis environ un an avec l'appui américain, avaient atteint « presque 90 % » d'accord avant de buter sur de nouvelles conditions posées par Jérusalem. Il s'exprimait lors d'un forum de l'Atlantic Council en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, où il a aussi défendu son passé au sein d'Al-Qaïda et exclu toute cession du Golan.