Tsahal élimine un terroriste syrien dirigé par le régime iranien

L'armée israélienne a mené vendredi une frappe aérienne précise contre Yusuf Ali al-Hassoun, un terroriste opérant sous les ordres de Téhéran, près de la frontière entre le Liban et la Syrie. Selon Tsahal, l'homme préparait depuis un an des attaques contre des soldats et des civils israéliens dans le sud syrien.

2 min de lecture7 vuesPar la rédaction
Tsahal élimine un terroriste syrien dirigé par le régime iranien
Photo : Illustration générée par IA

L'armée de l'air israélienne a frappé vendredi Yusuf Ali al-Hassoun, un terroriste placé sous la direction du régime iranien, le long de la frontière entre le Liban et la Syrie. Selon le porte-parole de Tsahal, al-Hassoun faisait avancer des attaques terroristes visant des civils israéliens ainsi que des soldats déployés dans le sud de la Syrie.

Un an de projets d'attaques déjoués

L'armée indique qu'au cours de l'année écoulée, al-Hassoun avait planifié plusieurs opérations contre les troupes israéliennes, toutes déjouées. Parmi elles figurent des tentatives de lancer des drones piégés et des roquettes contre des positions de Tsahal dans le sud syrien. « Tsahal continuera d'agir pour éliminer les menaces immédiates sur tous les fronts », a déclaré l'armée, tout en réaffirmant son attachement à l'accord de cessez-le-feu conclu entre Jérusalem et Beyrouth.

Cette frappe s'inscrit dans une séquence de tensions soutenues dans la zone de sécurité du sud syrien. Lundi déjà, des soldats israéliens avaient abattu un individu qui tentait de s'infiltrer dans un avant-poste militaire situé dans cette même zone, sans faire de blessé côté israélien. Le même jour, deux suspects circulant à moto en direction d'un poste de Tsahal avaient été interceptés et arrêtés, là encore sans incident pour les forces israéliennes. L'armée a précisé qu'elle continuerait d'opérer dans cette zone tampon « afin d'écarter toute menace pesant sur les civils israéliens et les soldats de Tsahal ».

Le dossier du Golan toujours en arrière-plan

Ces opérations militaires se déroulent dans un climat diplomatique tendu. Le 23 septembre, le président syrien Ahmad al-Sharaa a accusé Israël, devant la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, de « mener des attaques contre la Syrie », affirmant que le plateau du Golan « restera un territoire syrien ». Jérusalem maintient de son côté que le Golan fait partie intégrante et non négociable d'Israël, statut consacré par la loi du Golan de 1981. L'État hébreu justifie le déploiement de ses troupes au-delà de la frontière comme une zone tampon défensive, destinée à rester en place tant que des garanties de sécurité solides ne seront pas établies.

Malgré ces désaccords affichés, des canaux de dialogue subsistent. Le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad Hassan al-Shaibani, s'est entretenu à New York, en marge de l'Assemblée générale, avec l'émissaire spécial américain chargé de la lutte contre l'antisémitisme, le rabbin Yehuda Kaploun. Selon le ministère syrien des Affaires étrangères, les deux hommes ont évoqué des « sujets d'intérêt commun » et des moyens de renforcer le dialogue.

Une menace que Tsahal dit vouloir contenir sur tous les fronts

Le chef d'état-major Eyal Zamir avait prévenu, lors d'une visite sur le front syrien, qu'Israël n'autoriserait pas l'implantation de « forces hostiles » le long de ses frontières, évoquant une « réalité multifront » en constante évolution. La frappe contre al-Hassoun illustre cette doctrine : neutraliser, loin de ses frontières, les réseaux qui agissent pour le compte de Téhéran avant qu'ils ne frappent le territoire israélien ou ses soldats déployés dans la zone de sécurité du sud syrien.

Questions fréquentes

Qui était Yusuf Ali al-Hassoun ?
Un terroriste syrien opérant sous la direction du régime iranien, qui préparait des attaques contre des civils israéliens et des soldats de Tsahal dans le sud de la Syrie.
Où la frappe a-t-elle eu lieu ?
Le long de la frontière entre le Liban et la Syrie, dans une zone où Tsahal opère également pour sécuriser son flanc nord face aux menaces iraniennes.
Israël respecte-t-il toujours le cessez-le-feu avec le Liban ?
Oui, l'armée israélienne a réaffirmé après la frappe son attachement à l'accord de cessez-le-feu conclu entre Jérusalem et Beyrouth.

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