L'armée israélienne a mené vendredi une frappe aérienne précise contre Yusuf Ali al-Hassoun, un terroriste opérant sous les ordres de Téhéran, près de la frontière entre le Liban et la Syrie. Selon Tsahal, l'homme préparait depuis un an des attaques contre des soldats et des civils israéliens dans le sud syrien.
Dimanche soir, des soldats de la brigade Carmeli de Tsahal ont abattu un individu qui tentait de s'approcher d'un poste militaire israélien dans la zone de sécurité syrienne, entre les villages de Hader et Kuneitra. L'armée affirme que l'homme n'a pas obéi aux sommations avant d'escalader le talus protégeant la position. Damas a aussitôt dénoncé une nouvelle « violation » de sa souveraineté.
Benjamin Netanyahou a défendu jeudi devant l'Assemblée générale de l'ONU la ligne de fermeté d'Israël face à l'Iran et à ses détracteurs occidentaux, à quelques semaines des élections du 27 octobre. Si 77 délégations, environ 40 % des pays membres, ont quitté la salle avant son intervention, 123 Etats seraient restés pour l'écouter, selon un décompte cité par des soutiens du Premier ministre. En Israël, responsables politiques, réservistes et personnalités religieuses ont salué un discours jugé fidèle « à la substance » de la politique israélienne, tandis que Naftali Bennett continue de regretter l'absence de charge contre le Qatar.
Le président syrien Ahmed al-Sharaa a affirmé mardi soir à New York que des pourparlers directs avec Israël, menés depuis environ un an avec l'appui américain, avaient atteint « presque 90 % » d'accord avant de buter sur de nouvelles conditions posées par Jérusalem. Il s'exprimait lors d'un forum de l'Atlantic Council en marge de l'Assemblée générale des Nations unies, où il a aussi défendu son passé au sein d'Al-Qaïda et exclu toute cession du Golan.