Liban : Joseph Aoun sonde à Paris un accord de sécurité avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun s'est rendu à Paris pour évoquer un accord de sécurité avec Israël, sans envisager une normalisation immédiate. Les discussions portent sur le retrait de Tsahal du sud du Liban, le désarmement du Hezbollah et l'avenir de la présence internationale après le départ programmé de la FINUL fin 2026.

2 min de lecture1 vuePar la rédaction
Liban : Joseph Aoun sonde à Paris un accord de sécurité avec Israël
Photo : Nebojša Tejić · Public domain · Wikimedia Commons

Le chef de l'État libanais a choisi la capitale française pour tenter de relancer un dialogue sécuritaire avec Israël, dans un contexte où Beyrouth exclut toute reprise des combats. Joseph Aoun a justifié cette démarche en expliquant que la négociation reste la seule option raisonnable, la guerre représentant selon lui un prix trop lourd à payer.

Trois dossiers sensibles sur la table

La rencontre parisienne aborde trois sujets liés entre eux : les opérations menées par Tsahal en territoire libanais, le désarmement des forces armées du Hezbollah, et le statut de la frontière sud une fois la Force intérimaire des Nations unies retirée. Israël pose comme condition à tout retrait le démantèlement effectif des capacités militaires du mouvement chiite. Joseph Aoun affirme que le monopole des armes doit revenir à l'État libanais, tout en refusant catégoriquement une épreuve de force interne susceptible de replonger le pays dans une guerre civile.

Le Hezbollah, obstacle central des discussions

Face à ce dilemme, Beyrouth mise sur le renforcement de sa propre armée plutôt que sur une confrontation directe avec le Hezbollah. La réunion de Paris vise à fédérer plusieurs partenaires occidentaux et régionaux autour de cet objectif : les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Jordanie, ainsi que divers États européens. Pour Emmanuel Macron, cette séquence diplomatique permet aussi de repositionner la France comme intermédiaire incontournable sur les grands enjeux régionaux, en reliant dans un même cadre le retrait israélien, la neutralisation du Hezbollah et la consolidation des institutions libanaises.

Vers une nouvelle mission internationale

Le mandat de la FINUL doit s'achever le 31 décembre 2026, échéance qui inquiète Joseph Aoun. Il redoute qu'un vide sécuritaire ne s'installe dans le sud du pays une fois les casques bleus partis. Le président libanais plaide pour une mission internationale de remplacement, plus légère, davantage axée sur la formation et l'accompagnement de l'armée nationale que sur l'interposition classique. Paris et Rome travaillent déjà à esquisser les contours de ce dispositif, auquel une dizaine de pays européens auraient manifesté leur intérêt. Aucune date n'a toutefois été fixée pour officialiser ce futur cadre, dont la mise en place dépendra largement des avancées obtenues sur le désarmement du Hezbollah.

Questions fréquentes

Pourquoi Joseph Aoun s'est-il rendu à Paris ?
Pour discuter d'un accord de sécurité avec Israël portant sur le retrait de Tsahal, le désarmement du Hezbollah et l'avenir de la frontière sud du Liban.
Que réclame Israël avant tout retrait du sud du Liban ?
Israël conditionne son retrait au démantèlement effectif des capacités militaires du Hezbollah.
Que devient la FINUL après 2026 ?
Son mandat s'achève le 31 décembre 2026 ; la France et l'Italie travaillent à une mission internationale de remplacement, plus légère et axée sur la formation de l'armée libanaise.

Sources : IsraelValley

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