Fauda : la cinquième saison consacrée au 7-Octobre s'impose sur Netflix dans 43 pays

La cinquième saison de la série israélienne Fauda, dont deux épisodes reconstituent le massacre du 7 octobre 2023, a suscité une vague de réactions internationales dès sa sortie sur Netflix. En moins d'une journée, le programme figurait parmi les dix séries les plus regardées dans 43 pays, tandis que des débats sur la représentation du conflit accompagnaient son succès.

3 min de lecturePar la rédaction
Fauda : la cinquième saison consacrée au 7-Octobre s'impose sur Netflix dans 43 pays
Photo : cottonbro studio / Pexels

La cinquième saison de Fauda, série israélienne créée par Lior Raz et Avi Issacharoff, deux anciens membres d'unités israéliennes, a été mise en ligne sur Netflix. Les épisodes 7 et 8, consacrés à la reconstitution du massacre du 7 octobre 2023 perpétré par le Hamas, ont chacun obtenu une note de 9,3 sur IMDb et ont déclenché une vague de commentaires sur les réseaux sociaux, selon le Jerusalem Post et Israel Hayom.

Une saison construite autour du 7-Octobre

Contrairement aux saisons précédentes, centrées sur des opérations d'infiltration israéliennes, cette cinquième saison consacre plusieurs épisodes à la journée du 7 octobre. Selon le Jerusalem Post, l'acteur Yaakov Zada Daniel, qui incarne l'agent Eli, entre dans une maison de kibboutz attaquée par des terroristes du Hamas, une scène décrite par plusieurs commentateurs comme particulièrement marquante. La production a été directement affectée par la guerre : l'acteur Idan Amedi a été blessé pendant les combats à Gaza, et Matan Meir, membre de l'équipe technique, est mort au combat, précisent le Jerusalem Post et Israel Hayom.

Des classements inédits à l'échelle mondiale

Dès le lendemain de sa mise en ligne, la série figurait parmi les dix programmes les plus regardés sur Netflix dans 43 pays, selon le Jerusalem Post. Israel Hayom relève une performance particulièrement remarquée au Proche-Orient : Fauda occupait la première place du classement Netflix au Liban, pays dont le Hezbollah, soutenu par l'Iran, a combattu aux côtés du Hamas, ainsi que la deuxième place en Jordanie, avec une audience importante également signalée en Égypte, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.

Des réactions bouleversées, de l'Europe à l'Inde

Les deux journaux rapportent des centaines de témoignages de spectateurs, notamment aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie, au Brésil, en Inde, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Plusieurs internautes disent avoir découvert, grâce à la fiction, l'ampleur du massacre du 7 octobre. Une spectatrice britannique a écrit que les épisodes « resteront à jamais » gravés dans sa mémoire. D'autres témoignages évoquent des nuits blanches ou une difficulté à considérer la série comme une simple fiction, tant les événements dépeints sont réels.

Certains internautes ont toutefois estimé que la série restait en retrait par rapport à la réalité. Un utilisateur indien cité par le Jerusalem Post a jugé que Fauda n'offrait qu'« un petit aperçu » des atrocités du 7 octobre, rappelant les enlèvements d'enfants, dont Kfir Bibas, âgé de neuf mois au moment de son enlèvement, mort en captivité aux côtés de son frère Ariel, quatre ans.

Une série au cœur des débats sur la représentation du conflit

Le succès de Fauda intervient alors que la représentation du conflit israélo-palestinien à l'écran fait l'objet de vives controverses. Dans une tribune publiée par JNS, la journaliste Fiamma Nirenstein oppose la série à un film israélien, Naza, primé au Festival de Venise et accusé selon elle de présenter Tsahal comme visant délibérément des civils à Gaza. Elle affirme, sur la base d'un reportage effectué sur le terrain, que cette accusation est contredite par les procédures militaires et juridiques qu'elle a pu observer. Cette analyse reste une opinion, exprimée par une columniste, et ne saurait être considérée comme un fait établi de manière indépendante par les sources disponibles.

Et après pour la série ?

Au-delà de la polémique, le phénomène Fauda illustre la manière dont une fiction télévisée peut, pour une partie du public international, devenir un vecteur de compréhension d'un événement historique récent. Reste à savoir si cette audience se traduira par un débat plus informé sur le conflit, ou si, comme le redoutait une spectatrice italienne citée par le Jerusalem Post, la série ne suffira pas à elle seule à changer les perceptions.

Questions fréquentes

Pourquoi la cinquième saison de Fauda fait-elle autant parler d'elle ?
Parce que ses épisodes 7 et 8 reconstituent le massacre du 7 octobre 2023, ce qui a provoqué des réactions massives de spectateurs à travers le monde, selon le Jerusalem Post et Israel Hayom.
Fauda est-elle populaire uniquement en Occident ?
Non. Selon Israel Hayom, la série a atteint la première place du classement Netflix au Liban et la deuxième en Jordanie, avec une audience importante en Égypte, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite.
La série est-elle critiquée pour sa représentation du conflit ?
Certains commentateurs, comme la columniste Fiamma Nirenstein dans JNS, opposent Fauda à d'autres œuvres jugées critiques envers Israël, comme le film Naza présenté à Venise, mais il s'agit d'une opinion et non d'un fait établi.

Sources : The Jerusalem Post, JNS, Israel Hayom

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