Gaza : Tsahal élimine le commandant de la brigade du Hamas à Khan Yunis
Tsahal et le Shin Bet ont annoncé vendredi avoir tué Muhammad Yazouri, commandant de la brigade du Hamas à Khan Yunis, dans une frappe nocturne menée jeudi dans le sud de la bande de Gaza. Deux autres cadres du groupe terroriste ont péri dans la même opération, tandis que d'autres frappes ont visé, la même semaine, plusieurs responsables accusés de reconstituer les capacités militaires du Hamas en violation du cessez-le-feu.

Selon un communiqué conjoint de l'armée israélienne et de l'Agence de sécurité intérieure (Shin Bet), Muhammad Yazouri a été tué jeudi soir dans une frappe aérienne visant un véhicule dans le quartier de Hamad, au nord de Khan Yunis. D'après des médias arabes cités par le Jerusalem Post, un appartement situé au premier étage de la tour M a pris feu à la suite de l'attaque. Deux autres membres de la brigade, Hudheifa Muammar, chef de compagnie, et Muhammad Bahjat Rashi, ont également été tués lors de cette même frappe.
Le parcours d'un commandant clé de la brigade de Khan Yunis
Avant d'accéder au commandement de la brigade, Muhammad Yazouri avait occupé plusieurs postes de responsabilité au sein de la structure du Hamas à Khan Yunis, dont celui de commandant adjoint, de chef du bataillon de soutien au combat et de responsable du département de renseignement. D'après Tsahal, il dirigeait ces derniers mois des attaques contre des soldats israéliens et s'employait à reconstituer les capacités de la brigade, sérieusement affaiblie durant la guerre. L'armée affirme avoir pris des précautions pour limiter les dommages aux civils, notamment par l'usage de munitions de précision et une surveillance aérienne préalable.
D'autres cadres du Hamas neutralisés la même semaine
Dans une frappe distincte menée le même jour dans la zone de Khan Yunis, Tsahal et le Shin Bet ont annoncé avoir éliminé Moamen Jabr al-Sayed Abu Labda, responsable d'une cellule de tireurs d'élite au sein de la brigade de Rafah. Selon l'armée, il formait des tireurs dans toute la bande de Gaza en vue de viser des civils israéliens et des soldats déployés le long de la ligne jaune, et cherchait récemment à reconstituer les capacités du groupe terroriste en violation systématique du cessez-le-feu.
Le même jour, Tsahal a également fait état de l'élimination, le 7 septembre, d'Ismail Ibrahim Darwish Kandil, membre des forces Nukhba du Hamas. Selon l'armée, ce dernier avait participé à la mort du colonel Yonatan Steinberg, commandant de la brigade Nahal, lors du massacre du 7 octobre 2023, avant de reprendre part récemment à des attaques contre des soldats et des civils israéliens. Par ailleurs, le Shin Bet, Tsahal et la police israélienne ont annoncé avoir tué Farah Hamed, tenu pour responsable d'une série d'attentats meurtriers contre des civils israéliens et des soldats, dont la fusillade de novembre 2002 près du carrefour de Rimonim, au cours de laquelle Esther Galia Atiya avait perdu la vie. Selon les mêmes sources, Hamed avait ensuite contribué à diriger des activités terroristes en Judée et Samarie.
Un cessez-le-feu contesté sur le terrain
Ces opérations s'inscrivent dans un contexte de cessez-le-feu à Gaza, dont Tsahal affirme surveiller le respect le long de la ligne jaune. L'armée a précisé que ses troupes du commandement Sud demeurent déployées dans la zone conformément à l'accord en vigueur et continueront d'agir pour écarter toute menace immédiate. Les responsables visés cette semaine sont systématiquement décrits par l'armée israélienne comme ayant tenté de reconstituer des capacités militaires du Hamas, ce que Tsahal qualifie de violation de l'accord de cessez-le-feu.
Poursuite des opérations sur le terrain
Le même jour, le colonel Omri Mashiah, à la tête de la brigade nord de la division Gaza, a indiqué que ses forces avaient achevé la destruction du réseau de tunnels à Beit Hanoun, dans le nord-est de la bande de Gaza. Selon des propos rapportés par la Douzième chaîne israélienne, cité lors d'un toast de Rosh Hashana, il a décrit ce réseau souterrain comme l'un des plus étendus qu'il ait observés, tout en indiquant que la ville, transformée selon lui en « véritable ville de la terreur », n'est désormais plus qu'un champ de ruines sous contrôle israélien. Ce point d'observation, la crête 70, surplombait auparavant le kibboutz Nahal Oz, exposé aux tirs de la bande de Gaza.
Les prochains jours devraient permettre de mesurer si ces frappes ralentissent réellement les tentatives du Hamas de reconstituer ses structures de commandement à Khan Yunis et à Rafah. L'armée israélienne indique vouloir poursuivre ses opérations ciblées tant que des menaces subsisteront le long de la ligne jaune, dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu actuellement en vigueur.
Questions fréquentes
- Qui était Muhammad Yazouri ?
- Il était le commandant de la brigade du Hamas à Khan Yunis, après avoir occupé plusieurs postes clés au sein de cette même brigade, dont celui de commandant adjoint et de chef du renseignement.
- Pourquoi Tsahal a-t-il mené ces frappes malgré le cessez-le-feu ?
- Selon l'armée israélienne, les responsables visés tentaient de reconstituer les capacités militaires du Hamas, ce qu'elle considère comme une violation systématique de l'accord en vigueur.
- Qu'est-ce que la 'ligne jaune' mentionnée par Tsahal ?
- Il s'agit d'une ligne de déploiement des troupes israéliennes dans la bande de Gaza, évoquée par l'armée comme cadre de surveillance des menaces dans le cadre du cessez-le-feu.
Sources : JNS, The Jerusalem Post, Arutz Sheva





