Israël dépasse 10,3 millions d'habitants, porté par une natalité record
La population d'Israël a franchi le seuil des 10,3 millions d'habitants à la veille de Roch Hachana, selon le Bureau central des statistiques. Cette croissance repose presque entièrement sur la natalité, avec environ 182 000 naissances sur l'année écoulée, alors que le solde migratoire reste négatif.

Le Bureau central des statistiques d'Israël a publié, comme chaque année à la veille du Nouvel An juif, son bilan démographique national. Le pays comptait environ 10,305 millions d'habitants à la veille de Roch Hachana, dont 78,3 % de Juifs et autres et 21,7 % d'Arabes, auxquels s'ajoutent près de 304 000 résidents étrangers. La population a progressé d'environ 124 000 personnes en un an, un rythme que l'institut attribue presque exclusivement à la fécondité.
Une croissance tirée par la natalité
Selon le Bureau central des statistiques, environ 182 000 naissances ont été enregistrées au cours de l'année écoulée, contre 50 000 décès. Rapporté à un pays d'un peu plus de dix millions d'habitants, ce volume de naissances reste sans équivalent parmi les économies développées. Le taux de fécondité total s'établissait en 2024 à 2,88 enfants par femme, contre 1,41 en moyenne dans les pays de l'OCDE, un écart que les démographes qualifient d'exception israélienne.
Un solde migratoire qui reste négatif
La dynamique migratoire, elle, joue en sens inverse. Le Bureau central des statistiques évalue à environ 8 000 personnes la perte nette due aux migrations internationales sur l'année écoulée. Environ 24 000 nouveaux immigrants sont arrivés, dont 4 000 au titre du regroupement familial, tandis qu'environ 57 000 Israéliens ont quitté le pays, un chiffre partiellement compensé par le retour d'environ 21 000 citoyens. Pour la seule année 2025, l'institut recense 20 900 nouveaux immigrants contre 69 500 départs. L'aliyah demeure très en retrait de ses niveaux d'avant-guerre, l'effondrement des arrivées en provenance de l'ex-URSS y contribuant fortement.
Une trajectoire démographique unique en son genre
Le taux de croissance annuel de la population, de 1,1 % en 2025 comme en 2024, reste élevé au regard des standards occidentaux, même s'il a nettement ralenti par rapport aux plus de 2 % observés dans les années 2010. Ce ralentissement s'explique par le tassement du solde migratoire plutôt que par un recul de la natalité, qui demeure stable et transversale à toutes les composantes de la société israélienne, y compris parmi la population laïque. Mise en perspective historique, la population israélienne est passée d'environ 806 000 habitants en 1948 à plus de dix millions aujourd'hui. Le pays concentre désormais près de 46 % des 15,9 millions de Juifs recensés dans le monde au 1er janvier 2026, contre environ 6 % à la création de l'État.
Le revers de la croissance : le coût de la vie
Le Bureau central des statistiques publie chaque année, en complément des effectifs, des indicateurs sur le vécu des ménages israéliens. Les enquêtes disponibles font apparaître un contraste persistant entre une satisfaction générale élevée à l'égard de la vie et une inquiétude marquée concernant le budget familial et le logement. Élever plusieurs enfants dans un pays où l'immobilier figure parmi les plus onéreux de l'OCDE constitue, selon plusieurs analyses reprises par la presse israélienne, un choix qui pèse durablement sur les finances des ménages plutôt qu'une évidence sans contrepartie.
Quelles perspectives démographiques pour Israël ?
Les prochains bilans du Bureau central des statistiques permettront de vérifier si le ralentissement de l'émigration observé depuis le pic de 2024 se confirme, et si l'aliyah retrouve un rythme plus proche de ses niveaux historiques. La natalité, elle, devrait continuer de porter l'essentiel de la croissance dans les années à venir, tant l'écart avec les autres pays développés reste marqué.
Questions fréquentes
- Combien d'habitants compte Israël aujourd'hui ?
- Environ 10,305 millions de personnes à la veille de Roch Hachana, selon le Bureau central des statistiques.
- Pourquoi la population israélienne continue-t-elle de croître malgré un solde migratoire négatif ?
- Parce que la natalité, avec environ 182 000 naissances sur l'année écoulée, compense largement les départs à l'étranger.
- Le taux de fécondité israélien est-il vraiment exceptionnel ?
- Oui, il atteint 2,88 enfants par femme en 2024, contre 1,41 en moyenne dans les pays de l'OCDE.
Sources : JForum, Infos Israël News




